Le 04 février 2026, des chenilles processionnaires du pin sont signalées en nombre dans les Landes et sur la côte basque, avec des processions déjà visibles au sol. Les urgences vétérinaires disent observer une hausse précoce de chiens exposés aux soies urticantes, bien avant la période à laquelle le grand public associe habituellement ce risque.
Début février 2026, les chenilles processionnaires du pin ne laissent déjà plus de doute dans les Landes et sur la côte basque. Des processions au sol et des nids repérés près des zones de promenade sont signalés en nombre, bien avant la période à laquelle le grand public associe habituellement ce nuisible. Les urgences vétérinaires disent constater une hausse précoce des consultations pour des chiens exposés aux soies urticantes, avec des atteintes parfois sévères au niveau de la bouche. Cette avance de calendrier, relayée localement, est attribuée à un hiver 2025-2026 resté doux par séquences, susceptible d’avoir accéléré le cycle des larves.
Confirmé / Probable
- Confirmé : des processions au sol sont rapportées dès début février dans les Landes et sur la côte basque, avec une vigilance renforcée côté urgences vétérinaires.
Probable : l’impact exact de la douceur hivernale sur l’avance du cycle est cohérent avec le contexte décrit, mais il dépend aussi de paramètres très locaux (densité de pins, lisières, ensoleillement, usages des lieux).
Dans le bassin de l’Adour, une saison qui s’invite avant l’heure
Ce qui frappe, début février, c’est la précocité des observations dans le bassin de l’Adour : des processions au sol sont déjà décrites, alors que ce stade très visible est habituellement associé à mars–avril. Dans la pratique, ce décalage rend le phénomène plus “news” que “saisonnier” : la présence devient tangible dans l’espace public, au moment où beaucoup n’anticipent pas encore ce risque hivernal.
Le territoire joue un rôle d’accélérateur. Dans les Landes, les signalements évoquent des secteurs périurbains autour de Mont-de-Marsan et Dax, ainsi que des lisières de pinèdes où les colonies sont décrites comme denses. Côté Pays basque, le littoral de Bayonne à Hendaye est présenté comme particulièrement concerné, avec un enchaînement très serré entre zones boisées, quartiers habités et axes de promenade.
Dans ce contexte, l’expression “déjà d’attaque” renvoie moins à une formule qu’à un fait de terrain : quand les chenilles quittent les pins en files indiennes pour s’enfouir dans le sol (phase de nymphose), la probabilité d’interactions fortuites augmente immédiatement, notamment dans les secteurs où la fréquentation est forte. C’est cette visibilité soudaine, sur un calendrier avancé, qui recompose l’actualité locale.
Pourquoi l’hiver 2025-2026 est pointé du doigt
Si l’hiver 2025-2026 revient dans toutes les explications, c’est d’abord parce que l’actualité démarre sur un fait très concret : au 04 février 2026, des processions au sol sont déjà rapportées dans les Landes et sur la côte basque, alors que ce stade très visible est généralement attendu plutôt en mars–avril. Dans le même temps, les urgences vétérinaires disent constater une montée plus précoce de consultations liées à l’exposition des chiens aux soies urticantes. Le décalage de calendrier devient donc immédiatement un marqueur “news”.
Les conditions météo de ce début février donnent un repère chiffré à cette sensation de précocité. Le 04/02/2026, à Bayonne, la journée est annoncée douce avec environ 9 °C le matin et jusqu’à 14 °C l’après-midi. À Mont-de-Marsan, l’amplitude est encore plus parlante, avec un creux autour de 1 °C et un maximum proche de 14 °C. Ce type de séquence — alternance de fraîcheur matinale et de douceur diurne — suffit à rendre l’activité des colonies plus visible sur le terrain, surtout dans les secteurs de pins très fréquentés.
Dans les explications avancées localement, l’hiver 2025-2026 est donc décrit comme doux par séquences, avec l’idée qu’il n’aurait pas imposé un “frein” durable au développement des larves. Le raisonnement est le suivant : en l’absence d’une période froide suffisamment longue, le cycle peut sembler accéléré et la phase de descente au sol apparaître plus tôt que ce que le grand public attend. Il faut toutefois distinguer le constat (présence et processions signalées début février) de l’interprétation (poids exact de la douceur hivernale), car l’intensité dépend aussi de facteurs très locaux : densité de pins, lisières, ensoleillement et proximité entre zones boisées et espaces de promenade.
Enfin, le Sud-Ouest arrive avec un “terrain de fond” qui compte. En Nouvelle-Aquitaine, l’ARS rappelle que l’espèce principalement concernée dans la région est la processionnaire du pin, ce qui correspond aux paysages des Landes et à une partie du littoral basque. En arrière-plan, le ministère de l’Agriculture a déjà documenté une pression élevée dans le massif landais sur les cycles récents et décrit des conditions thermiques favorables au développement de l’insecte. Autrement dit, l’hiver 2025-2026 est “pointé du doigt” parce qu’il agit comme accélérateur visible d’un phénomène déjà structurel dans ces territoires.
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Urgences vétérinaires : les soies urticantes au centre des cas, chiens en première ligne
Le cœur de l’alerte porte sur un mécanisme connu et redouté : les soies urticantes de la chenille processionnaire, très volatiles, qui se détachent au moindre contact et peuvent contaminer l’air, le sol ou la végétation autour des pins. Les services d’urgences vétérinaires décrivent des tableaux parfois sévères chez les chiens, exposés lors des promenades quand ils reniflent ou lèchent une chenille ou une zone de passage. Dans les formes graves, les praticiens évoquent des atteintes rapides de la bouche et de la langue, pouvant évoluer vers des lésions nécrotiques. La substance souvent citée dans ce contexte est la thaumétopoéine.
Les chats apparaissent moins souvent dans les signalements, mais le risque existe : un animal qui traverse un secteur contaminé peut garder des soies sur le pelage, puis s’exposer en se toilettant. L’exposition concerne aussi l’humain : ces soies peuvent provoquer des réactions inflammatoires après contact cutané, projection dans l’œil ou inhalation, notamment chez les personnes qui fréquentent des zones boisées ou des abords de pins en période d’activité. C’est cette combinaison — présence précoce au sol, fréquentation des sites et persistance des soies dans l’environnement — qui explique la montée de la vigilance dès le début février.





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