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🪵 Termites : identifier, comprendre les dégâts, agir et éviter les retours 🪵

Les termites attaquent le bois en restant discrets, ce qui explique pourquoi on les découvre souvent tard. Si vous cherchez à reconnaître ce que vous avez chez vous, comprendre d’où ça vient et mesurer les impacts possibles sur le bâti, ce hub regroupe des contenus faits pour avancer proprement, sans interprétations hasardeuses.

Vous trouverez ici des articles qui détaillent l’identification (termites souterrains, termites de bois sec, confusions fréquentes), les signes et preuves utiles, les risques et dégâts concrets, ainsi que les causes qui favorisent une infestation (humidité, défauts du bâti, points d’entrée). On passe aussi en revue les solutions : ce qu’un particulier peut faire sans aggraver le problème, les produits et méthodes disponibles, et les approches professionnelles.

Le hub couvre enfin le diagnostic termites (ce que vous pouvez vérifier vs ce qui relève d’un pro), l’intervention professionnelle (déroulé, logique de traitement, suivi), des repères sur le prix, la prévention long terme, et le cadre légal (déclaration, zonage, état termites en cas de vente).

Qu’est-ce qu’un termite ?

Les termites sont des insectes eusociaux et xylophages, regroupés historiquement dans l’ordre Isoptera. En classification moderne, ils sont le plus souvent rattachés à l’ordre des Blattodea, où ils forment un sous-groupe (souvent présenté comme Termitoidae ou comme un infra-ordre).

Sur le plan taxonomique, on les situe ainsi : règne Animalia → embranchement Arthropoda → classe Insecta → ordre Blattodea (termites). À l’échelle des familles, on rencontre notamment Termitidae, Rhinotermitidae et Kalotermitidae, parmi d’autres selon les référentiels.

Xylophage : “xylophage” signifie “qui se nourrit de bois”. Chez les termites, l’alimentation vise surtout la cellulose du bois, rendue assimilable grâce à des micro-organismes présents dans leur tube digestif.

Termite ouvrier en plan macro

Espèces de termites : les grands groupes et celles qu’on retrouve le plus souvent

Le mot termites désigne un ensemble d’insectes sociaux. Il existe des milliers d’espèces dans le monde, mais en pratique on distingue surtout quelques grands groupes, parce qu’ils structurent la majorité des situations rencontrées dans l’habitat et dans le bois.

Les termites le plus souvent cités se répartissent entre des termites souterrains (liés au sol et à l’humidité), des termites de bois sec (capables de vivre dans le bois sans connexion permanente au sol) et, dans certaines régions du monde, des termites de bois humide (associés à des bois fortement dégradés et très humides).

  • Reticulitermes (termites souterrains) : groupe très fréquent dans l’habitat dans de nombreuses zones tempérées ; plusieurs espèces proches existent selon les régions.
  • Coptotermes (termites souterrains) : groupe majeur à l’échelle mondiale, réputé pour ses infestations dans le bâti dans de nombreuses zones tropicales et subtropicales.
  • Heterotermes (termites souterrains) : groupe rencontré dans différentes zones chaudes, impliqué dans des attaques de bois et d’ouvrages.
  • Kalotermes (termites de bois sec) : groupe souvent cité dans les contextes d’infestations liées à des bois secs, menuiseries et éléments en bois.
  • Cryptotermes (termites de bois sec) : groupe largement présent dans les régions chaudes ; certaines espèces sont connues pour se déplacer via le bois transporté.
  • Incisitermes (termites de bois sec) : groupe rencontré dans plusieurs zones, souvent associé au bois sec et aux structures bois.
  • Zootermopsis (termites de bois humide) : groupe associé à des bois humides et dégradés, plutôt dans des environnements où l’humidité du bois reste élevée.
  • Porotermes (termites de bois humide) : groupe cité dans certains territoires de l’hémisphère sud, lié aux bois très humides.
  • Mastotermes (groupe particulier, très rare) : termite au statut biologique atypique, limité à une zone restreinte du monde.

Dans l’usage courant, on parle rarement au niveau “espèce” quand on n’a pas d’identification entomologique. Le plus fiable est de raisonner en grands types (souterrains / bois sec / bois humide), puis de descendre au niveau du genre ou de l’espèce uniquement quand un diagnostic précis est posé.

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À quoi ressemble un termite : ouvriers, soldats et termites ailés (essaimage)

Un termite n’a pas une “forme unique” : l’aspect varie selon la caste, parce que chaque individu a un rôle précis dans la colonie. En observation réelle, on rencontre surtout trois profils : les ouvriers, les soldats et les termites ailés (ceux de l’essaimage).

Le point commun reste le même : un insecte au corps souple, clair à brun clair selon les individus, avec une silhouette généralement discrète et peu “brillante” au premier regard. Les différences se jouent surtout sur la tête, les mandibules et la présence ou non d’ailes.

Les ouvriers : petits, pâles, corps souple

Les ouvriers sont ceux qu’on observe le plus facilement quand on a accès à une zone active. Leur apparence est assez uniforme : ce sont des individus plutôt petits, à la cuticule peu pigmentée, donnant souvent une impression de “blanc crème” ou beige clair.

  • Couleur : blanc crème à beige clair (peu pigmenté).
  • Corps : mou, peu rigide, aspect “mat” (pas de carapace dure).
  • Tête : petite, proportionnée au corps, sans excroissances marquées.
  • Pattes : fines, adaptées à la marche et au déplacement dans des galeries.
  • Taille : généralement de quelques millimètres (variable selon l’espèce).

À l’œil nu, un ouvrier se reconnaît surtout à sa teinte claire et à son aspect souple, loin du “coléoptère” dur et brillant. C’est souvent ce profil qui est décrit comme un “petit insecte blanc” lorsqu’il est observé brièvement.

Les soldats : tête plus marquée, défense visible

Les soldats sont moins nombreux mais plus faciles à distinguer : ils sont construits pour défendre la colonie. Leur différence la plus nette concerne la tête, plus massive, et l’appareil buccal, plus développé.

  • Tête : plus grosse et plus anguleuse que celle des ouvriers.
  • Mandibules : plus visibles, parfois impressionnantes à cette échelle (selon les espèces).
  • Couleur : souvent plus soutenue que celle des ouvriers (tête parfois plus foncée).
  • Corps : toujours souple, mais avec un contraste tête/corps plus net.
  • Silhouette : aspect “avant lourd” lié à la tête.

Quand des soldats sont présents dans ce qu’on observe, ils donnent un repère immédiat : la tête paraît disproportionnée par rapport au reste, et la bouche est clairement armée. Le reste du corps reste discret, sans carapace dure.

Les termites ailés : forme reproductrice, ailes longues et fragiles

Les termites ailés correspondent aux reproducteurs qui sortent lors de l’essaimage. Leur apparence tranche nettement avec les ouvriers et les soldats : ils sont plus pigmentés, plus “finis” visuellement, et surtout porteurs d’ailes.

  • Ailes : longues, fines, translucides, dépassant largement l’abdomen.
  • Corps : plus foncé (brun à brun foncé selon l’espèce) que les castes claires.
  • Silhouette : plus élancée, avec une tête moins “massive” que celle d’un soldat.
  • Antennes : droites ou légèrement courbées, pas “cassées” de façon très marquée.
  • Après l’essaimage : les ailes peuvent se détacher facilement, laissant un insecte sans ailes mais plus sombre que les ouvriers.

Quand on parle d’essaimage, le repère visuel principal reste la présence d’ailes longues et très fragiles. Une observation correcte passe par une photo nette en gros plan, parce que les détails qui comptent (ailes, antennes, proportions) sont rapides à confondre sur un insecte capturé à la va-vite.

Infographie comparative des caractéristiques physiques des termites ouvriers, soldats et ailés.

Termites ou autre insecte : confusions fréquentes

Dans un logement, le mot “termite” sort vite dès qu’un insecte est vu près d’un bois, d’une plinthe ou qu’il y a une série d’insectes ailés. En réalité, plusieurs insectes sont confondus avec les termites, alors qu’ils n’ont ni la même biologie ni les mêmes enjeux.

Les confusions les plus courantes concernent d’abord les fourmis ailées (reproducteurs de fourmis), très souvent prises pour des termites lors des sorties en série. Viennent ensuite les insectes du bois de type coléoptères : vrillettes (petites vrillettes), grosses vrillettes, capricornes (longicornes du bois), et, selon les situations, certains lyctus (insectes des bois feuillus secs). Dans les logements humides, d’autres insectes “de contexte” sont aussi assimilés à tort à des termites : poissons d’argent, perce-oreilles, cloportes, voire certains petits insectes opportunistes visibles dans les zones sombres et humides.

  • Fourmis ailées : confusion très fréquente lors des sorties d’ailés.
  • Vrillettes (petite et grosse vrillette) : coléoptères du bois souvent signalés dans les charpentes et boiseries.
  • Capricornes : insectes du bois dont les larves attaquent certaines pièces de structure.
  • Lyctus (insectes des bois feuillus secs) : présents surtout dans certains bois riches en amidon.
  • Poissons d’argent : insectes des zones humides, associés aux matériaux cellulosiques, pas aux attaques structurelles du bois.
  • Perce-oreilles : insectes opportunistes, parfois trouvés près des boiseries et plinthes.
  • Cloportes : crustacés terrestres liés à l’humidité, souvent observés près des seuils et zones sombres.

Une identification propre commence par nommer l’insecte observé avant de conclure “termites”. Sans cette étape, on mélange facilement une sortie de fourmis ailées, un coléoptère du bois et un insecte de l’humidité, alors que ce sont des situations différentes.

Cycle de vie et reproduction des termites : étapes, castes et essaimage

Chez les termites, tout est collectif. On ne raisonne pas “un insecte qui naît et qui meurt”, mais une colonie qui se construit, s’organise, puis se disperse. Le cycle décrit les étapes de développement, la reproduction explique comment la colonie se maintient et crée de nouveaux foyers.

Cycle de vie : du stade jeune à une colonie qui grandit

Un termite passe par des stades successifs avec des mues avant de devenir un individu fonctionnel. La particularité, c’est que la colonie “répartit” les rôles : une partie des individus assure le quotidien, une autre la défense, et une minorité la reproduction.

  1. Œuf : pondu par les reproducteurs, gardé et pris en charge par la colonie.
  2. Jeunes stades : l’individu éclot, puis grandit par mues successives.
  3. Orientation en caste : selon l’espèce et les besoins, il devient surtout un individu de travail (ouvrier/pseudo-ouvrier) ou un soldat.
  4. Colonie en expansion : plus il y a d’individus fonctionnels, plus la colonie peut alimenter, entretenir, défendre et étendre ses galeries.
  5. Production de futurs reproducteurs : quand la colonie a atteint un certain niveau, elle peut produire des individus destinés à la dispersion (ailés).

Ce qui compte à retenir, c’est le rythme : le démarrage d’une colonie est lent, puis la montée en effectif accélère dès que le “socle” d’individus de travail devient suffisant.

Reproduction et “sexualité” : ponte, volumes d’œufs, essaimage et fondation

La reproduction repose sur des reproducteurs : un couple principal dans la logique la plus classique, avec, selon les groupes, la possibilité de reproducteurs de remplacement dans la colonie. La ponte n’est pas un événement ponctuel : c’est un mécanisme continu, capable d’alimenter la croissance sur la durée.

  • Au démarrage : un couple fondateur pond peu, parce que la colonie n’a presque pas d’ouvriers pour soutenir la ponte et s’occuper des jeunes.
  • Quand la colonie est installée : la ponte augmente fortement, parce que les ouvriers prennent en charge l’entretien, l’alimentation, les soins aux œufs et aux jeunes stades.
  • À l’échelle des “grandes colonies” : selon les espèces, une reine peut produire des milliers, et chez certains termites, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’œufs par jour dans les cas les plus extrêmes (espèces tropicales très prolifiques).

L’essaimage correspond à la sortie de termites ailés (reproducteurs potentiels) produits par une colonie arrivée à maturité. Ils se dispersent, s’accouplent, perdent leurs ailes, puis un couple fondateur s’installe. Le démarrage est lent, puis la colonie prend du volume à mesure que la ponte augmente et que les castes de travail se renforcent.

Infographie montrant le cycle de vie complet des termites, de l'œuf à la fondation d'une nouvelle colonie par des ailés

Conditions qui favorisent une infestation de termites : humidité, sol, bois, défauts du bâti

Une infestation de termites s’installe quand le bâti réunit quatre conditions simples : de l’humidité, un accès depuis le sol (ou des zones confinées), du bois disponible, et des défauts qui laissent des passages ou maintiennent un environnement stable.

L’humidité est le moteur. Une fuite lente, une condensation régulière, une cave humide, un vide sanitaire mal ventilé ou une pièce qui sèche mal créent un microclimat favorable. Ce n’est pas forcément de l’eau “visible” : ce sont surtout des matériaux qui restent humides longtemps et des zones où l’air circule peu.

Le sol compte surtout pour les termites souterrains : plus il existe de points de contact ou de continuité entre l’extérieur et la structure (fissures, joints fatigués, percements de gaines, maçonneries poreuses, terrasse collée, remblais contre façade), plus l’accès est facile et discret.

Le bois concerné ne se limite pas à la charpente. Plinthes, planchers, menuiseries, ossatures, habillages, stocks de bois dans un garage : tout élément bois accessible peut servir de support, surtout s’il est proche d’une zone humide ou déjà fragilisé.

Les défauts du bâti font le reste : ventilation insuffisante, zones cachées jamais inspectées, doublages qui masquent les parois, joints ouverts, réparations partielles qui ne traitent pas la cause. Quand ces conditions durent, la colonie a le temps de monter en effectif et de s’étendre sans être repérée.

Alimentation des termites : ce qu’ils attaquent vraiment dans une maison (cellulose, bois)

Dans un logement, les termites ne “mangent” pas le bois comme un insecte qui grignote par plaisir : ils recherchent surtout la cellulose. La cellulose est une matière végétale présente dans le bois, mais aussi dans de nombreux matériaux du quotidien. C’est pour ça qu’une infestation peut toucher bien plus qu’une charpente.

Le bois reste la cible numéro un, parce qu’il offre un volume de cellulose stable et continu. Les termites exploitent aussi tout ce qui contient des fibres végétales ou des dérivés de papier, surtout quand c’est accessible, en contact avec le bois, ou stocké dans des zones calmes (cave, garage, local technique, placards bas).

  • Bois structurels : charpentes, solives, planchers, ossatures, éléments porteurs quand ils sont accessibles.
  • Boiseries et menuiseries : plinthes, encadrements, portes, parquets, meubles intégrés.
  • Matériaux à base de bois : contreplaqué, aggloméré, OSB, MDF, panneaux et habillages.
  • Papier et carton : cartons stockés, archives, livres, emballages, papier peint (selon les situations).
  • Cloisons et doublages : le papier qui habille certaines plaques (type placo) peut être concerné, et servir de “pont” vers un élément bois voisin.
  • Isolants cellulosiques : isolants à base de fibres végétales (selon la composition et l’environnement).

À l’inverse, les termites n’attaquent pas le métal, la pierre, le béton ou le plastique pour s’alimenter. Ces matériaux peuvent être traversés ou contournés via des passages et des interfaces, mais ils ne constituent pas une “nourriture”. Dans un diagnostic, l’idée est simple : dès qu’un matériau contient de la cellulose (bois, panneaux, papier, carton), il entre dans la liste des supports potentiellement attaquables.

Habitat des termites : où ils vivent et comment ils circulent dans un bâtiment

Les termites ne s’installent pas “au hasard” dans une pièce. Leur habitat, dans un bâtiment, se résume à des zones calmes, protégées, souvent humides ou au moins stables, où ils peuvent rester à l’abri de la lumière et des variations. Selon le type de termites, la logique change, mais le principe reste le même : ils privilégient les endroits confinés et les contacts entre matériaux.

Les termites souterrains sont liés au sol. Leur point d’ancrage est en général sous le bâtiment ou à proximité, puis l’activité remonte vers les éléments contenant de la cellulose. Les zones qui concentrent les observations sont typiques : vides sanitaires, sous-sols, caves, bas de murs, planchers bas, locaux techniques, jonctions sol/mur, et toutes les parties où l’on a une continuité entre maçonnerie et bois (plinthes, dormants, lambourdes, ossatures).

La circulation se fait de manière discrète, en suivant les interfaces : derrière une plinthe, dans un doublage, au contact d’un mur, dans un plancher, le long d’un passage de gaine, ou dans une fissure. Ils exploitent les zones “à l’abri” : une lame d’air, un vide, un angle, un caisson, un coffrage. L’objectif n’est pas de traverser une pièce à découvert, mais de rester protégé tout le long du trajet.

Quand des termites de bois sec sont en cause, l’habitat est plus directement dans le bois attaqué : menuiserie, boiserie, élément de structure, parfois meuble. La circulation est alors plus localisée et s’organise dans le matériau lui-même et ses connexions immédiates.

Dans tous les cas, le repère le plus fiable est logique : là où il y a bois + calme + stabilité (souvent humidité), il y a un habitat possible. Et là où le bâtiment offre des continuités cachées (doublages, plinthes, planchers, gaines, fissures), il offre aussi des couloirs de circulation.

Termites dans la maison : origine de l’infestation et premiers signes à repérer

Une infestation de termites ne se manifeste presque jamais comme un insecte qui “se balade” au milieu d’une pièce. La colonie progresse à l’abri, dans les interfaces du bâtiment, et les premiers signaux sont souvent discrets. L’objectif est double : identifier les scénarios d’entrée les plus crédibles, puis reconnaître des signes qui relèvent d’une activité réelle sur le bois ou dans les zones de passage.

Plus tôt les indices sont repérés, plus le diagnostic est cadré et plus les impacts sur le bâti restent maîtrisables. À l’inverse, quand on attend un signe spectaculaire, on arrive souvent à une phase où le bois est déjà entamé en profondeur.

Origine de l’infestation : comment les termites entrent et s’installent

Dans un bâtiment, l’origine la plus fréquente est une colonie déjà présente dans l’environnement immédiat, qui trouve une continuité vers la structure. Les termites privilégient des trajets protégés, stables et peu perturbés. C’est pour cette raison que l’accès initial est rarement “visible” : il se fait via des points faibles du bâti, des interfaces sol/mur, ou des volumes techniques.

  • Accès depuis le sol : remontée via microfissures, joints fatigués, zones de contact sol/mur, périphérie des fondations, vides sanitaires et volumes enterrés.
  • Passages techniques : gaines, traversées de tuyaux, percements, réservations, endroits où l’étanchéité est imparfaite ou dégradée.
  • Continuités bois/maçonnerie : plinthes, dormants, planchers bas, ossatures et habillages qui créent un trajet “caché” entre plusieurs zones.
  • Matériaux et stockages : bois ou matériaux cellulosiques conservés en zone humide ou confinée (cave, sous-sol, garage), pouvant servir de relais ou de point d’attaque local selon le contexte.
  • Essaimage : sortie d’individus ailés qui se dispersent ; leur présence indique une activité de reproduction à proximité et doit être prise au sérieux, même si le point d’installation n’est pas évident.

Dans les situations réelles, ce n’est pas “une cause unique”. C’est un enchaînement : un accès possible + une zone stable (souvent avec humidité) + du bois accessible. Tant que ces trois éléments existent, la colonie peut s’installer et évoluer sans exposition directe.

Point concret : une colonie peut atteindre un bois en exploitant des continuités invisibles (plinthe, doublage, plancher, gaine). Chercher l’insecte “en plein jour” mène souvent à une impasse : ce sont les interfaces du bâti qui donnent la direction.

Premiers signes et preuves : ce qui confirme une activité termites

Les termites laissent peu d’indices au début parce que l’activité est interne. Les signes utiles sont ceux qui reviennent sur les bois, les jonctions et les trajets protégés. L’intérêt n’est pas de cocher “un symptôme”, mais de repérer un faisceau d’indices cohérents au même endroit.

  • Ailes au sol : petits tas d’ailes identiques près d’une fenêtre, d’un seuil, d’un point lumineux, souvent après un épisode d’essaimage.
  • Cordonnets / dépôts terreux : traces de circulation protégée sur un support (jonctions sol/mur, bas de cloison, zones confinées), parfois en lignes ou en “cordons”.
  • Bois creusé : au tapotement, certaines zones sonnent creux ; à la pression, le bois peut se marquer plus facilement qu’un bois sain.
  • Déformations : plinthes, parquets, huisseries qui gondolent, cloques de peinture, petits soulèvements localisés sur une boiserie.
  • Galeries cachées : derrière une plinthe, sous un seuil, dans un doublage, une zone peut être attaquée sans signe évident en surface.

Un seul indice isolé peut prêter à confusion (insectes ailés, bois abîmé, humidité). En revanche, un regroupement du type ailes + cordonnets + bois creux ou cordonnets + déformation + fragilité doit déclencher un contrôle sérieux des zones proches : bas de murs, dessous de planchers, plinthes, menuiseries, encadrements et passages techniques.

Dernier point utile : certains dégâts “font termites” alors qu’ils relèvent d’un autre problème, notamment de l’humidité et de la dégradation du bois par champignons. Un bois très humide, spongieux, avec odeur anormale ou noircissement, peut orienter vers une cause non insecte. Le diagnostic se joue sur l’ensemble des indices, pas sur une sensation.

Signal à traiter vite : un bois qui paraît “normal” mais qui sonne creux, se marque facilement, ou se déforme localement peut cacher une attaque interne. Se limiter à la surface est l’erreur la plus fréquente.

Diagnostic termites : obligations, contrôles possibles et rôle du professionnel

Le diagnostic termites fait partie des diagnostics immobiliers pouvant être exigés lors d’une vente d’une maison ou d’un appartement, selon la zone et la réglementation en vigueur. Le principe est simple : ce document sert à attester la situation du bien vis-à-vis d’une éventuelle présence de termites (et, selon les cas, d’autres parasites du bois). Dans les faits, dès qu’un bien se situe dans un périmètre concerné, ce diagnostic devient une étape normale d’un dossier de vente.

Sur le terrain, il faut distinguer deux choses : un repérage (ce qu’on peut constater) et un diagnostic encadré (ce qui doit être réalisé et formalisé correctement). Un particulier peut repérer des indices, mais il ne remplace pas un diagnostic réalisé dans les règles, surtout quand il y a un enjeu de transaction, de travaux ou de responsabilité.

  • Ce qu’un particulier peut vérifier : localiser précisément les zones à risque (bas de murs, plinthes, seuils, menuiseries, volumes confinés accessibles), repérer des ailes au sol, des cordonnets ou un bois creux, prendre des photos nettes et noter où et quand les signes apparaissent.
  • Ce qui relève d’un professionnel : confirmer la nature des indices, inspecter sans se limiter aux zones “visibles”, apprécier l’étendue, et produire un document exploitable dans un cadre immobilier (vente, achat, travaux). C’est aussi le bon niveau pour éviter les erreurs classiques : confusion avec humidité/champignons, mauvaise lecture des zones de circulation, ou sous-estimation de l’atteinte.

En pratique, si des indices sérieux existent ou si un dossier de vente l’exige, le bon réflexe est de basculer sur un diagnostic termites réalisé par un professionnel : c’est ce qui sécurise la situation du bien et évite de rester dans le flou.

Pourquoi les termites sont considérés comme nuisibles : enjeux concrets pour le bâti et l’immobilier

Les termites sont classés comme nuisibles pour une raison directe : ils peuvent s’attaquer au bois d’un bâtiment et fragiliser des éléments qui comptent dans la solidité et l’usage du logement. Le problème n’est pas “un insecte gênant”, c’est un risque sur le bâti et sur la valeur d’un bien, parce que l’activité est souvent cachée et qu’elle touche des pièces difficiles à contrôler sans inspection.

Dans un logement, l’enjeu numéro un est matériel : charpente, solivage, planchers, ossatures, menuiseries… quand ces éléments sont atteints, on n’est plus dans une nuisance de confort mais dans une question de réparation et de sécurité. Le second enjeu est immobilier : termites = suspicion immédiate lors d’une vente, d’un achat ou d’un projet de rénovation. Même quand les dégâts sont localisés, la simple présence impose des vérifications, et elle peut bloquer un dossier, retarder une signature, ou faire baisser la perception du bien.

Enfin, il y a un point pratique qui pèse lourd : l’infestation se gère rarement “en surface”. Tant que la source et les zones de circulation ne sont pas identifiées, le bâtiment reste exposé à une continuité d’activité. C’est cette combinaison (dégâts invisibles + enjeux de structure + impact immobilier) qui justifie le classement en nuisible.

Dégâts, risques et impacts : structure, menuiseries, travaux, délais, revente

Les dégâts des termites se concentrent sur tout ce qui contient de la cellulose, avec une priorité fréquente sur les pièces bois du bâtiment. Le point le plus piégeux est la manière dont le bois se dégrade : l’attaque peut être interne et laisser une surface qui paraît normale jusqu’au moment où le matériau devient creux, se marque, se déforme ou perd sa tenue.

  • Structure : fragilisation progressive de pièces bois (solives, planchers, éléments de charpente, ossatures) avec perte de résistance et défauts mécaniques possibles.
  • Menuiseries : plinthes, encadrements, portes, parquets et habillages peuvent être attaqués, parfois en premier car ils sont en continuité avec des zones de passage.
  • Travaux : nécessité d’ouvrir, de déposer, de purger des zones, de remplacer des bois, puis de remettre en état (habillages, peintures, sols). Ce n’est pas juste “traiter”, c’est souvent réparer.
  • Délais : entre diagnostic, intervention, séchage éventuel, reprises et contrôle, le calendrier s’allonge vite, surtout si le chantier révèle des zones atteintes derrière des doublages ou sous plancher.
  • Revente et financement : présence ou suspicion de termites = discussion immédiate sur le coût, la traçabilité des interventions et le risque de récidive. Un dossier peut être freiné si rien n’est cadré (preuve de traitement, état des bois, travaux réalisés).

Ce qui pèse le plus, ce n’est pas seulement le bois abîmé : c’est l’incertitude tant que l’on ne sait pas où la colonie circule et quelles zones sont touchées. Plus l’activité est détectée tôt, plus on limite l’ampleur des ouvertures et des remplacements. Plus c’est tardif, plus les impacts deviennent techniques et coûteux, avec un effet direct sur les délais de chantier et la valeur immobilière.

Termites visibles dans une poutre en bois creusée, galeries internes et bois fragilisé

Comment se débarrasser des termites : panorama des solutions

Avec les termites, la logique n’est pas de “tuer ceux qu’on voit”, parce qu’on ne voit presque jamais la colonie. Le vrai objectif, c’est de couper l’accès, neutraliser la colonie et protéger le bâti pour éviter la reprise.

Le bon choix dépend surtout de deux paramètres : le type de termites (souvent souterrains, parfois bois sec) et la configuration du logement (dalle, vide sanitaire, mitoyenneté, accessibilité des zones basses).

Ce que vous pouvez faire tout de suite (sans aggraver la situation)

Avant toute intervention, l’idée est de ne pas brouiller les indices et de ne pas “déplacer” le problème. Les sprays grand public et les bricolages au hasard donnent souvent un faux calme : les termites reculent localement, mais la colonie continue ailleurs.

  • Documenter : photos nettes des cordonnets/galeries, zones creuses, ailes au sol, endroits exacts (pièce + côté).
  • Éviter de casser / gratter systématiquement : un cordon détruit est souvent reconstruit plus loin, et vous perdez une preuve utile.
  • Réduire ce qui favorise : humidité (fuite, ventilation insuffisante), bois en contact direct avec le sol, stockage de cartons/bois en zone humide.
  • Isoler ce qui est mobile : carton, chutes de bois, plinthes déposées… sans les déplacer dans une autre pièce “saine”.

Ces gestes ne “traitent” pas une infestation. Ils servent à garder une situation lisible et à limiter les conditions qui permettent aux termites de progresser dans le bâtiment.

Les traitements réellement efficaces (et dans quels cas on les utilise)

Dans la grande majorité des cas en habitat, l’éradication passe par une approche professionnelle. Le traitement vise soit à créer une barrière entre le sol et le bâti, soit à faire tomber la colonie par un système d’appâts, avec parfois un traitement complémentaire des bois atteints.

  • Barrière chimique (forage + injection) : adaptée quand il faut sécuriser un périmètre complet (pourtours, zones basses). C’est robuste, mais plus “chantier” (perçages, points d’injection, contraintes d’accès).
  • Système d’appâts : stations autour du bâtiment et parfois en intérieur. L’intérêt, c’est de toucher la colonie sur la durée, avec un suivi régulier. C’est souvent pertinent en zone urbaine/mitoyenne ou quand les perçages sont compliqués.
  • Traitement local du bois : injection/traitement en profondeur sur des pièces ciblées (charpente, menuiseries, plinthes) lorsque l’attaque est identifiée, en complément d’une stratégie “sol/colonie”.
  • Remplacement/réparation : quand un élément est trop affaibli (structure, solives, dormants). On ne “sauve” pas un bois qui n’a plus de tenue, même si les termites sont stoppés.

Un point clé : une maison peut être attaquée par des termites souterrains (stratégie souvent “sol + protection du bâti”), alors que les termites de bois sec sont plutôt gérés par des actions ciblées sur le bois concerné, selon l’étendue réelle. C’est pour ça qu’un diagnostic sérieux conditionne le bon traitement : on traite ce qu’il faut, au bon endroit, sans disperser l’activité.

Après traitement : le vrai “anti-retour” tient dans les détails : humidité maîtrisée, bois décollé du sol, points de contact bois/maçonnerie surveillés, et contrôles réguliers si vous êtes dans une zone à risque.

Cadre légal en France : déclaration, zonage termites, vente immobilière (état termites)

En France, la réglementation “termites” tourne autour de trois blocs : la déclaration en mairie quand on découvre une infestation, le zonage défini par arrêté, et les obligations en cas de vente (diagnostic termites). L’objectif est simple : limiter la propagation et sécuriser l’information de l’acheteur.

Si vous êtes propriétaire, vendeur, acquéreur ou syndic, ces points évitent les mauvaises surprises administratives et juridiques.

Déclaration en mairie : une obligation dès qu’on identifie des termites

Dès qu’un logement est infesté (ou qu’on constate la présence de termites), le propriétaire – et, si besoin, l’occupant – a l’obligation de déclarer la situation en mairie. La logique est de permettre à la commune de suivre l’évolution des foyers et d’orienter les actions de prévention sur le secteur.

Cette déclaration doit être faite dans le mois qui suit la découverte. En pratique, il s’agit d’une démarche administrative : vous signalez l’adresse, le type de bâtiment, et la présence constatée (avec, si vous en avez, les preuves : rapport, photos, etc.).

Ne pas déclarer vous expose à une contravention (amende). Et si la mairie vous prescrit des mesures (par exemple un diagnostic), ne pas s’y conformer peut aussi entraîner une sanction financière.

Zonage termites : arrêté préfectoral et “zone à risque”

Le “zonage termites” repose sur des arrêtés préfectoraux qui définissent les secteurs où la présence de termites est avérée ou probable à court. Concrètement, une commune (ou une partie de commune) peut être classée en zone infestée / à risque : ce classement déclenche ensuite des obligations, notamment lors d’une vente.

  • Vérifier le zonage : cartographie nationale, site de la préfecture, ou mairie.
  • Anticiper une vente : si le bien est en zone couverte par arrêté, le diagnostic termites devient un passage obligé.

Le point important côté terrain : le zonage peut évoluer. Un bien “hors zone” aujourd’hui peut basculer demain si l’arrêté est étendu après de nouveaux foyers confirmés.

Sur une zone déclarée, la mairie peut demander un diagnostic dans un délai imposé et encadrer certaines mesures. Dans la pratique, dès qu’un quartier est touché, l’administration cherche surtout à éviter l’effet domino d’une maison à l’autre (charpentes, plinthes, planchers, dépendances).

Vente immobilière : “état relatif à la présence de termites” (diagnostic termites)

Lors d’une vente, si le logement est situé dans une zone couverte par arrêté préfectoral, le vendeur doit fournir un état relatif à la présence de termites, souvent appelé “diagnostic termites”. Ce document informe l’acquéreur de la présence (ou non) d’insectes xylophages et liste les parties visitées et non visitées.

Le diagnostic doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié et il doit être intégré au dossier de diagnostic technique (DDT) remis à l’acheteur. Sa durée de validité est de 6 mois maximum : si le document a plus de 6 mois au moment de la promesse de vente ou de l’acte, il faut le refaire.

Si le diagnostic n’est pas remis alors qu’il est obligatoire, le vendeur s’expose à un contentieux (annulation de la vente ou dommages et intérêts, selon le dossier) et il perd en pratique une partie de sa protection sur la question des vices cachés. Autre point concret : faire intervenir un professionnel non certifié n’est pas neutre, car cela peut aussi déclencher des sanctions.

Proies et prédateurs des termites : qui les mange, et pourquoi ça ne protège pas une maison

Un point à clarifier tout de suite : les termites ne sont pas des prédateurs. Ils ne “chassent” rien. Ce sont des insectes sociaux qui se nourrissent surtout de cellulose (bois, papier, carton), et qui passent leur vie à l’abri de la lumière, dans le sol ou à l’intérieur des matériaux.

En revanche, eux ont des ennemis. Beaucoup d’animaux les considèrent comme une proie intéressante, parce qu’ils sont nombreux, riches en protéines et relativement faciles à capturer… quand on arrive à les atteindre.

  • Fourmis : ce sont les adversaires naturels les plus réguliers. Elles attaquent les galeries et peuvent décimer des groupes de termites si elles trouvent un accès.
  • Araignées et insectes chasseurs : surtout sur les individus isolés (termites égarés, ailés après essaimage).
  • Oiseaux insectivores : ils profitent surtout des essaimages (les termites ailés qui sortent en masse). À ce moment-là, ils deviennent une “prise” facile.
  • Petits reptiles/amphibiens et micromammifères : ils peuvent consommer des termites quand ils en trouvent dans le sol, sous une souche ou dans un bois mort.

Le problème, dans une maison, c’est que cette prédation a une portée limitée : l’activité termite est cachée (dans le bois, derrière un doublage, sous une dalle), et la colonie peut compter des dizaines ou des centaines de milliers d’individus. Même si des fourmis ou des oiseaux en mangent, ça ne suffit pas à “nettoyer” un bâti infesté.

Sur le terrain, les prédateurs sont surtout un indicateur : un essaimage repéré par des oiseaux, ou des fourmis très actives autour d’un point de maçonnerie, peut signaler une source de nourriture… mais ça ne remplace jamais un diagnostic et un traitement sérieux.

Faits étonnants sur les termites : ce qu’on croit savoir… et ce qui surprend vraiment

La plupart des gens résument les termites à “des insectes qui mangent le bois”. C’est vrai, mais c’est loin d’expliquer à quel point leur fonctionnement est particulier. Sur le terrain, ce sont surtout leurs logiques de colonie et leur discrétion qui surprennent : on peut vivre avec une activité active sans voir un seul insecte pendant longtemps.

  1. On ne “tue” pas des termites comme on tue des fourmisQuand vous écrasez quelques individus ou que vous pulvérisez un insecticide au hasard, vous ne faites souvent que toucher la surface. Une colonie peut compter des milliers à des centaines de milliers d’individus, et l’essentiel est caché. Tant que la colonie reste alimentée et organisée, elle continue.
  2. Ils ne laissent presque jamais de sciure visible (et c’est un piège énorme)Beaucoup cherchent une poudre au sol comme preuve. Avec les termites souterrains, c’est souvent l’inverse : le bois peut être creusé de l’intérieur avec une surface encore “propre”. La sciure visible oriente plus souvent vers d’autres insectes du bois (vrillettes, capricornes) que vers les termites.
  3. Ils peuvent traverser des endroits où personne ne les imagineUn termite n’a pas besoin d’un “trou” évident. Une microfissure, un joint fatigué, une traversée de tuyau, un vide sanitaire mal maîtrisé : ça peut suffire. Leur force, c’est la capacité à créer des trajets protégés (cordonnets) pour rester dans leur zone de confort.
  4. Leur digestion dépend d’un “équipage” interneIls digèrent la cellulose grâce à des micro-organismes dans leur système digestif. Sans ça, ils ne pourraient pas exploiter le bois comme ils le font. Ce détail explique pourquoi une colonie est un système complet : ce n’est pas juste “un insecte + du bois”.
  5. Quand on voit des ailés, le problème est souvent déjà installéLes termites ailés (essaimage) sont ceux qu’on repère le plus facilement. Mais leur apparition signifie généralement qu’une colonie est mûre et suffisamment développée pour produire des reproducteurs. Ce n’est pas toujours “un petit début”, c’est souvent un signal qu’il y a déjà une organisation en place.
  6. Une colonie peut survivre même si le “couple royal” disparaîtSelon les espèces, des reproducteurs de remplacement peuvent prendre le relais. C’est une des raisons pour lesquelles une infestation peut repartir après des tentatives de traitement mal ciblées ou trop partielles.
  7. Ils ne sont pas “dangereux” pour la santé… mais ils ruinent un logementIls ne piquent pas, ne transmettent pas de maladie, et ce n’est pas un risque sanitaire direct. Leur nuisance est ailleurs : structure, menuiseries, planchers, délais de travaux, et impact immobilier si vous devez vendre.

Le point le plus contre-intuitif : une maison peut avoir un bois “joli” en surface et être déjà bien creusée à l’intérieur. Si vous n’avez qu’un seul réflexe, gardez celui-là : surface propre ne veut pas dire bois sain.

? Questions – Réponses (FAQ)

Les termites peuvent-ils traverser le béton ou le plâtre ?

Ils ne “mangent” pas ces matériaux. En revanche, ils exploitent des microfissures, joints, passages techniques et interfaces pour circuler et atteindre un support cellulosique.

Une maison neuve peut-elle avoir des termites ?

Oui. Un bâtiment récent n’empêche pas une colonisation si l’accès, l’environnement et les continuités de matériaux le permettent.

Les termites attaquent-ils aussi les meubles et le parquet ?

Oui, tout élément en bois peut être concerné, y compris des menuiseries et des meubles. L’enjeu est de distinguer une atteinte limitée à un élément et une atteinte liée à une colonie installée dans le bâtiment.

Peut-on avoir des termites dans un appartement sans cave ni jardin ?

Oui. Certains scénarios passent par des parties communes, des gaines, des planchers, des murs mitoyens ou des volumes techniques, surtout dans des immeubles anciens ou avec continuités masquées.

Les termites “reviennent-ils” après un traitement ?

Un traitement sérieux réduit fortement le risque, mais la récidive reste possible si des conditions favorables persistent ou si une source proche reste active. La différence se fait sur le suivi et la maîtrise des facteurs favorisants.

Combien de temps faut-il pour savoir si un traitement a été efficace ?

Cela dépend de la méthode et du niveau d’activité au départ. L’évaluation se fait sur la durée, via des contrôles et l’absence de nouveaux indices cohérents.

Les termites sont-ils dangereux pour la santé des occupants ?

Les termites ne piquent pas et ne cherchent pas l’humain. L’enjeu principal reste matériel et immobilier ; les impacts “santé” sont indirects et liés aux conditions du logement (humidité, dégradations), pas à une toxicité propre du termite.

Une infestation peut-elle se propager chez les voisins ?

Oui, surtout quand des continuités existent entre bâtiments (mitoyenneté, réseaux, sols proches). Le sujet devient alors collectif (copropriété, lotissement, maisons mitoyennes).

Que faut-il conserver comme preuves et documents si un diagnostic est engagé ?

Des photos nettes datées, la localisation précise des indices, les rapports (diagnostic, intervention), les devis et factures, ainsi que toute trace de travaux réalisés sur les zones concernées.

Assurance habitation : est-ce que les dégâts termites sont couverts ?

Souvent, non, ou très partiellement, selon les contrats. La vérification se fait sur les garanties “dégâts” et exclusions spécifiques, car la couverture varie fortement d’un assureur à l’autre.

Peut-on rester dans le logement pendant une intervention ?

Cela dépend de la méthode employée, des zones traitées et des consignes de sécurité. La décision se prend sur les contraintes d’accès, la ventilation et les recommandations formalisées par l’intervenant.

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4,7 425 reviews

  • il est venu voir les traces dans le grenier et a tout traité

    Raphaël Vincent Avatar Raphaël Vincent
    13 septembre 2025

    Après une prise de rendez-vous par téléphone, l'intervention a été rapide et efficace.

    Flavien JACQUESON Avatar Flavien JACQUESON
    10 septembre 2025

    Merci au technicien Mickael. Très professionnel et disponible.

    Anne-Karine Le Maou Avatar Anne-Karine Le Maou
    8 septembre 2025

    Bonne intervention, rapide, efficace, propre.

    Gentiana Musaj Avatar Gentiana Musaj
    6 septembre 2025

    Je recommande fortement, ils m’ont débarrassé des rats en 2 passages.

    neyvl Avatar neyvl
    6 septembre 2025

    Entreprise sérieuse, intervention rapide et efficace. Plus aucune trace depuis.

    Yass Avatar Yass
    2 septembre 2025

    Entreprise sérieuse, intervention rapide et efficace. Plus aucune trace depuis.

    Khalil Avatar Khalil
    2 septembre 2025

    Entreprise sérieuse, intervention rapide et efficace. Plus aucune trace depuis.

    Anis Aissaoui Avatar Anis Aissaoui
    2 septembre 2025
  • Nous avons fait appel à cette société pour un nid de frelons. Le technicien Kévin ponctuel au rendez-vous. Efficace. Professionneil nous a expliqué dans le détail son intervention. Nous le... Lire plus

    Claudie Bergougnoux Avatar Claudie Bergougnoux
    28 août 2025

    Personne très sympa ma bien expliquer je recommande

    Annick Crepin Avatar Annick Crepin
    27 août 2025

    L’intervention très sérieux, il sont venu desuite, je suis contente de son intervention je recommande Kevin qui a était super gentil et très professionnel dans son travail merci beaucoup

    Gena Pazdziurkiewicz Avatar Gena Pazdziurkiewicz
    25 août 2025

    Rapide a l heure Bon travail Efficace Contact sympa A conseiller sans probleme

    Marc Pallet Avatar Marc Pallet
    20 août 2025

    Rdv très rapide conseiller très professionnel Efficace et rapide 😉 je recommande

    Marine Soulpin Avatar Marine Soulpin
    16 août 2025

    Au top. Je recommande !

    Marc Almeida Avatar Marc Almeida
    15 août 2025

    Intervention rapide, prix plus que correct comparé à d’autres sociétés que j’ai appelé. Merci pour l’efficacité et la réactivité !

    Orlane Avatar Orlane
    14 août 2025

    Gentillesse, professionnalisme ! Intervention très rapide et efficace . Bonnes explications . À recommander

    Patricia Roulier Avatar Patricia Roulier
    5 août 2025
  • Merci beaucoup pour le professionnalisme de cette société. L'intervention rapide et, surtout, efficace!!!

    Lolita Sakalauskaite Avatar Lolita Sakalauskaite
    2 mai 2025

    J'ai fais appel à eux en décembre car j'avais des rats dans mon grenier. J'ai eu un rappel dans l'heure et une intervention le lendemain. On m'avait annoncé un délai... Lire plus

    julien emard Avatar julien emard
    23 janvier 2025

    J'ai fais appel à eux en décembre car j'avais des rats dans mon grenier. J'ai eu un rappel dans l'heure et une intervention le lendemain. On m'avait annoncé un délai de 10... Lire plus

    julien emard Avatar julien emard
    23 janvier 2025

    Très efficace, société à l’écoute, je recommande .

    neghli yasmine Avatar neghli yasmine
    22 janvier 2025

    Entreprise sérieuse qui est intervenue suite a une invasion de punaises et de cafards. Problème résolu rapidement et de manière efficace et pérenne . A l'écoute et sympathique . Je... Lire plus

    deep “deepblue78” blue78 Avatar deep “deepblue78” blue78
    8 novembre 2024

    Rdv très rapide Travail de professionnel Personne très sérieuse Je recommande

    Thérèse Fortemps Avatar Thérèse Fortemps
    23 octobre 2024

    Équipe très réactive et professionnelle. J'ai appelé le mercredi soir, ils ont venus le jeudi matin pour diagnostic et traité ce jour pour une invasion souris ou rat dans le... Lire plus

    Franck Briere Avatar Franck Briere
    13 octobre 2024

    Cette note est donnée en référence à votre site internet. Malheureusement, vous êtes trop loin pour vos services en personne. Merci pour votre site internet, ça m'a bcoup aidé à... Lire plus

    Jess R. Avatar Jess R.
    13 octobre 2024
  • 67470 seltz

    France BASQUE Avatar France BASQUE
    13 octobre 2024

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    Thérèse Fortemps Avatar Thérèse Fortemps
    13 octobre 2024

    Super entreprise ( Virginie )

    Gilbert Avatar Gilbert
    11 septembre 2024

    Intervention très rapide sur nid de frelons asiatiques le samedi 31aout 2024. Travail très professionnel, personne très consienceuse et fort agréable. Je Lee conseille fortement

    Marco anne Avatar Marco anne
    4 septembre 2024

    Je me suis tournée vers Solution-Nuisible.fr alors que j'étais en détresse suite à la prestation d'une autre société très peu recommandable qui a tenté de me soutirer + de 1000€... Lire plus

    Sonia Ouaksel Avatar Sonia Ouaksel
    28 août 2024

    Je me suis tournée vers Solution-Nuisible.fr alors que j'étais en détresse suite à la prestation d'une autre société très peu recommandable qui a tenté de me soutirer + de 1000€... Lire plus

    Sonia Ouaksel Avatar Sonia Ouaksel
    23 août 2024

    J’ai dû faire appel à solution nuisible suite à une location saisonnière. Une suspicion de piqûres de punaises de lit dans mon logement. Un expert est intervenu en moins de 24h,... Lire plus

    Céline PICOT Avatar Céline PICOT
    23 août 2024

    L intervenant très agréable , très professionnel, je vous le recommande. Grand merci

    Bouli Avatar Bouli
    23 août 2024

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