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Dans le Var, la fourmi électrique pousse les autorités à durcir leur stratégie

✍️ Auteur : Éliane Vasseur-Roche | 🗓️ Publié le : 20 avril 2026

Face à la progression de la fourmi électrique, les autorités changent de braquet dans le Var. L’enjeu dépasse désormais le simple constat de présence : il s’agit d’empêcher l’ancrage durable d’une espèce invasive capable de déséquilibrer fortement les écosystèmes locaux.

La découverte d’un troisième foyer de fourmi électrique dans le Var marque un nouveau tournant. En s’installant un peu plus dans ce département, seul territoire de l’Hexagone touché à ce stade, cette espèce invasive ne relève plus d’un simple signal d’alerte. Minuscule, mais redoutée pour sa capacité à proliférer et à bouleverser les équilibres naturels, elle place désormais les pouvoirs publics face à une course contre la montre. Pour tenter d’éviter une installation durable, les autorités renforcent leur riposte avec de nouveaux moyens de traitement et une stratégie plus offensive.

Un troisième foyer découvert dans le Var, seul département touché en France hexagonale

Comme nous l’évoquions déjà dans notre précédent article consacré à la découverte d’un troisième foyer à Cavalaire-sur-Mer, la présence de la fourmi électrique dans le Var ne peut plus être considérée comme un cas isolé. Après Toulon en 2022 puis La Croix-Valmer en 2024, cette nouvelle détection confirme une implantation progressive de l’espèce dans le département.

À ce jour, le Var reste le seul département de France hexagonale concerné. Mais la répétition de ces foyers sur un même territoire montre que le sujet change d’échelle et que les autorités cherchent désormais à agir avant que cette espèce invasive ne gagne davantage de terrain.

Pourquoi la fourmi électrique inquiète autant les scientifiques et les autorités

Si la fourmi électrique alerte autant, c’est parce que ses effets dépassent largement sa taille. Très agressive, elle provoque une piqûre douloureuse, parfois accompagnée de réactions inflammatoires marquées. En revanche, elle ne transmet pas de maladies. Elle peut surtout s’imposer en très forte densité, jusqu’à former des supercolonies capables de dominer rapidement un terrain.

C’est surtout son impact sur la biodiversité qui préoccupe. Cette espèce attaque ou repousse de nombreux animaux, des insectes aux amphibiens, et peut déséquilibrer profondément les milieux qu’elle colonise. Son caractère invasif est d’autant plus surveillé qu’elle figure depuis 2022 parmi les espèces jugées préoccupantes au niveau européen.

Sa progression inquiète d’autant plus qu’elle ne se diffuse pas seule à grande vitesse : ce sont surtout les activités humaines, notamment le transport de plantes ou de terre, qui favorisent sa dissémination. Autrement dit, la menace tient autant à sa capacité de nuisance qu’à la facilité avec laquelle elle peut être déplacée sans être repérée.

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Dans le Var, une lutte renforcée pour tenter encore l’éradication

Dans le Var, la lutte contre la fourmi électrique est entrée dans une phase plus sérieuse. Les premières opérations menées avec des boîtes distributrices d’insecticide n’ont pas permis d’obtenir les résultats espérés. En théorie, le dispositif devait cibler les colonies de façon précise. En pratique, il s’est heurté à une contrainte majeure : pour être réellement efficace, il aurait fallu multiplier les points de traitement sur l’ensemble des zones infestées, avec une densité difficilement tenable sur le terrain. Autrement dit, la méthode existait, mais son déploiement à l’échelle nécessaire s’est révélé trop lourd face à une espèce capable de s’installer rapidement.

Ce constat a conduit les autorités à revoir leur copie. Par dérogation, l’État a autorisé l’usage de deux produits supplémentaires pour une durée limitée, signe que la réponse initiale ne suffisait plus. Ce changement ne relève pas d’un simple ajustement technique : il marque un durcissement de la stratégie. L’objectif n’est plus seulement de surveiller ou de freiner la progression du nuisible, mais de frapper plus efficacement tant que les foyers restent encore contenus.

La suite repose désormais sur une logique beaucoup plus opérationnelle. Une cartographie précise des secteurs à traiter a été finalisée afin de cibler les interventions au plus près des zones colonisées. Dans les espaces les plus difficiles d’accès, le recours à des drones doit permettre d’appliquer les traitements là où une intervention classique serait plus compliquée ou moins rapide. Cette montée en puissance montre que la bataille se joue désormais sur la capacité à couvrir le terrain sans perdre de temps.

En parallèle, les pouvoirs publics cherchent aussi à limiter les risques de dissémination. Une campagne d’information a été lancée auprès des habitants, avec l’objectif d’encourager les signalements et de renforcer la vigilance locale. Mais cette mobilisation du public ne doit pas brouiller les responsabilités. « La surveillance des voies d’introduction et de dissémination de cette espèce exotique envahissante (…) relève de la pleine responsabilité de l’Etat », a rappelé en janvier Laurine Karkidès, directrice adjointe de Fredon Paca.

À ce stade, les autorités considèrent encore que l’éradication reste possible. Les surfaces infestées demeurent limitées en France hexagonale, ce qui laisse une marge d’action. Mais cette fenêtre est étroite. Plus l’intervention tarde, plus le risque augmente de voir les colonies se consolider, se multiplier et devenir beaucoup plus difficiles à éliminer. C’est pourquoi l’enjeu ne tient pas seulement aux produits utilisés : il dépend aussi de la rapidité d’exécution, des moyens engagés et de la coordination entre l’État, les opérateurs de terrain et les experts mobilisés. Dans le Var, c’est sur cette capacité à agir vite et de façon cohérente que se joue désormais la possibilité d’éviter une installation durable de l’espèce.

Éliane Vasseur-Roche

Analyste du secteur 3D (Désinsectisation, Dératisation, Désinfection) : Claire Moreau observe et analyse les tendances du marché de la lutte anti-nuisibles en France. Elle rédige des actualités sur les innovations techniques, les nouveaux acteurs du secteur, les études scientifiques récentes et les statistiques d'infestations publiées par les autorités. Son approche factuelle aide à comprendre les enjeux actuels de la gestion des nuisibles urbains.

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