À Vernon, dans l’Eure, plusieurs signalements de mérule ont conduit la municipalité à renforcer sa vigilance. Une décision vient d’être prise pour encadrer le risque lié à ce champignon qui fragilise le bois des bâtiments.
Les constats concernent plusieurs immeubles de la commune et reposent sur des diagnostics réalisés ces derniers mois. Leur localisation et les suites administratives annoncées expliquent pourquoi la ville a choisi d’intervenir sans attendre.
Quatre immeubles concernés par des signalements de mérule à Vernon
À Vernon, la présence de mérule a été signalée dans quatre immeubles. Deux sont situés rue Saint-Louis, un autre rue Carnot et le dernier avenue Montgomery.
Les déclarations ont été transmises à la commune par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). D’après la municipalité, les constats reposent sur des signalements techniques et des diagnostics d’infestation réalisés par des professionnels compétents.
Le champignon identifié est la mérule, une espèce lignivore qui se développe dans le bois et touche principalement les bâtiments anciens. Sa capacité à dégrader les éléments en bois lui vaut le surnom de « cancer du bois ».
Pour l’heure, les signalements restent limités à ces quatre immeubles. La situation ne traduit donc pas une présence généralisée du champignon dans la commune.
La ville délimite un périmètre face au risque de propagation
Face à ces différents constats, le conseil municipal de Vernon a adopté, le vendredi 26 juin 2026, une délibération portant sur la délimitation d’un périmètre de risque de présence de mérule.
Cette mesure de précaution doit permettre à la commune de ne pas considérer chaque immeuble de manière isolée. La mérule peut en effet progresser entre des constructions mitoyennes, notamment à travers les murs et les charpentes contigus.
La municipalité explique vouloir prévenir les risques pouvant concerner le bâti et la salubrité des logements. Elle indique également suivre attentivement les signalements relatifs à la présence du champignon sur son territoire.
Dans sa présentation de la situation, la commune évoque par ailleurs des épisodes pluvieux devenus plus fréquents et plus intenses ces dernières années. Ceux-ci semblent, selon elle, favoriser le développement des spores de mérule. Aucun lien direct n’est toutefois établi entre ces épisodes et chacun des quatre signalements recensés.
La création du périmètre ne signifie donc pas que l’ensemble des bâtiments situés à proximité sont infestés. Elle permet avant tout de prendre en compte un risque éventuel de propagation entre immeubles voisins.
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Les nouveaux signalements bientôt intégrés à un arrêté préfectoral
Après la délibération municipale, la situation doit connaître une nouvelle étape administrative. La ville annonce que les nouveaux signalements de Vernon seront intégrés dans un prochain arrêté préfectoral départemental.
Cette actualisation permettra de faire apparaître les nouveaux cas déclarés dans les documents départementaux concernés. La municipalité entend parallèlement maintenir sa surveillance face aux autres signalements qui pourraient lui être transmis.
La présence de mérule peut également avoir des conséquences lors de la vente d’un logement. Comme le rappelle la commune, le vendeur d’un bien touché doit informer le futur acquéreur de l’existence d’un risque de présence de mérule.
À ce jour, les constats communiqués concernent quatre immeubles de Vernon. En définissant un périmètre de risque et en transmettant ces nouveaux signalements à l’échelle départementale, la commune cherche désormais à encadrer la situation au-delà de chaque bâtiment pris séparément.






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