À Nîmes, les habitants du Chemin-Bas d’Avignon décrivent une présence de rats nettement plus importante cet été. Ancien dans le quartier, le problème aurait pris une ampleur inhabituelle et alimente désormais l’exaspération des riverains.
Dans ce quartier du Gard, plusieurs résidents disent voir les rongeurs se multiplier autour des immeubles. Leurs témoignages révèlent progressivement une situation qui dépasse les observations occasionnelles dans les rues.
Certains habitants vivent ici depuis plusieurs décennies et assurent n’avoir jamais connu un tel phénomène. Face à cette aggravation, ils attendent désormais une réaction à la hauteur des difficultés rencontrées.
Une présence de rats qui s’est fortement aggravée cet été
Au Chemin-Bas d’Avignon, la présence des rats n’est pas nouvelle. Mais cet été, les habitants décrivent une situation d’une ampleur inhabituelle, avec des dizaines de rongeurs aperçus entre les immeubles, dans les rues et aux abords des caves.
Sur un petit terre-plein recouvert de feuillage, les rats traversent rapidement l’espace avant de se cacher dès que quelqu’un s’approche. Pour Abbès, installé dans le quartier depuis cinquante ans, leur multiplication ne fait aucun doute : « Ça fait 50 ans que je suis là et je n’ai jamais vu autant de rats que cette année. »
Habitant au rez-de-chaussée, il explique devoir garder toutes ses fenêtres fermées pour empêcher les rongeurs d’entrer. Cette précaution fait suite à l’intrusion d’un rat par une fenêtre jusque dans la chambre de sa fille.
Le constat est partagé par Mohamed, dont les parents vivent place Bir-Hakeim. Selon lui, la situation avait commencé à se dégrader chez eux l’été précédent, avant de franchir un nouveau cap : « Cet été, c’est incroyable. »
Déjections, poubelles et voitures : le quotidien des habitants bouleversé
La situation décrite prend une autre dimension à l’intérieur des immeubles. Place Bir-Hakeim, des habitants signalent des rats dans les escaliers, les sous-sols et jusque dans certains appartements.
Dans le sous-sol d’un immeuble, un résident affirme ramasser des centaines de déjections chaque jour à l’aide d’un balai. Leur quantité et les odeurs présentes dans les lieux alimentent le sentiment d’insalubrité exprimé par les riverains. Jeanine, qui vit dans une rue voisine, résume : « On a des rats partout, ils sortent des caves, ils viennent sous les voitures, c’est infesté. »
Les conséquences rapportées concernent également les véhicules stationnés dans le quartier. Selon Mohamed, les rongeurs se glissent sous les capots et rongent des fils. Il affirme aussi qu’ils empruntent les escaliers pour atteindre les appartements.
Chez ses parents, Mohamed dit avoir capturé plusieurs rats après avoir installé des pièges. Leur présence serait particulièrement visible le soir : « Vous voyez plus de rats que de voitures ! », témoigne-t-il.
Dans certains sous-sols, des déchets s’accumulent également autour des poubelles. Jeanine estime que les dépôts désordonnés de certains habitants peuvent favoriser la présence des rongeurs, qu’elle dit voir s’attaquer aux ordures. Cette explication est avancée par une résidente, sans qu’elle permette d’établir à elle seule l’origine de la multiplication des rats.
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Habitat du Gard, la mairie et Nîmes Métropole préparent une réponse commune
Face à l’aggravation de la situation, plusieurs habitants réclament une mobilisation à l’échelle du quartier. Mohamed Ramzi appelle notamment la population du Chemin-Bas d’Avignon à se réunir pour tenter de faire évoluer les choses.
Les riverains attendent également une réaction d’Habitat du Gard. Sollicité, le bailleur social dit avoir conscience du problème et l’attribue notamment aux incivilités de certains habitants ainsi qu’aux personnes qui nourrissent les chats et les pigeons dans le quartier.
Une réunion doit désormais rassembler Habitat du Gard, la mairie de Nîmes et Nîmes Métropole. Le bailleur indique vouloir résoudre rapidement le problème avec ces acteurs locaux, mais la mise en place d’un plan d’action est attendue à la rentrée.
À ce stade, aucune information n’est donnée sur les mesures envisagées ni sur leur date exacte de déploiement. Les habitants restent donc dans l’attente d’une réponse concrète face à une situation devenue particulièrement difficile à supporter.







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