Des punaises de lit ont été découvertes cette semaine dans le local de rétention administrative et les geôles du commissariat central Waldeck-Rousseau de Nantes. L’incident a désorganisé la gestion des gardes à vue et conduit les services à prendre plusieurs mesures d’urgence.
L’alerte a été donnée dans la nuit de mercredi à jeudi. En quelques heures, ce premier signalement a imposé une réorganisation du commissariat et entraîné des répercussions au-delà des seuls locaux de police.
Des punaises de lit découvertes dans le local de rétention et les geôles
Le premier espace touché a été le local de rétention administrative (LRA). Ce bâtiment modulaire, installé dans la cour du commissariat central Waldeck-Rousseau, est destiné à accueillir des étrangers en situation irrégulière.
Des punaises de lit ont également été signalées dans les geôles. Une source policière résume la situation : « Les collègues des geôles surveillent le LRA, donc il y en a aussi dans les geôles. »
Les cellules fermées, les gardés à vue transférés dans d’autres commissariats
Face à la présence des parasites, le LRA et les cellules ont été fermés. Les personnes placées en garde à vue ont été transférées vers d’autres commissariats de Nantes.
Les policiers ont, de leur côté, reçu l’ordre de porter des combinaisons blanches pour se protéger. L’incident a également eu des conséquences au tribunal judiciaire de Nantes, où sont déférées les personnes gardées à vue : les visioconférences y sont privilégiées afin d’éviter toute contamination.
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Une décontamination menée avant un retour progressif à la normale
Une opération de décontamination a été menée jeudi dans les locaux concernés. Dès vendredi, les personnes gardées à vue ont commencé à regagner progressivement le commissariat central.
À cette date, le local de rétention administrative était encore fermé et devait le rester au moins jusqu’au samedi. Le retour à la normale demeurait donc partiel.
Dans un bref communiqué, le syndicat départemental de police Alliance 44, qui avait réclamé une intervention en urgence, demande la mise en place d’un protocole départemental clair et réactif afin de permettre une prise en charge immédiate en cas de nouvelle infestation. Il rappelle également l’enjeu de santé et de sécurité pour les policiers.






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