Dans le Var, la découverte d’un troisième foyer de fourmis électriques à Cavalaire-sur-Mer confirme l’ancrage de cette espèce invasive, redoutée pour ses effets sur l’homme et la biodiversité, au point de conduire les autorités à engager une réponse inédite en France.
La présence de la fourmi électrique dans le Var n’est plus un simple signal d’alerte. Avec la découverte d’un troisième foyer à Cavalaire-sur-Mer, cette espèce invasive franchit un nouveau seuil de vigilance dans le seul département français touché à ce jour. Microscopique, mais redoutée pour ses effets sur l’environnement comme sur l’homme, elle pousse désormais les autorités à changer de stratégie. Une évolution qui en dit long sur la gravité du dossier et sur les enjeux qui se jouent désormais à l’échelle locale.
Un troisième foyer découvert dans le Var, seul département français touché
Le Var est aujourd’hui le seul département français où la présence de la fourmi électrique est confirmée. Jeudi 9 avril, le préfet du Var, Simon Babre, a annoncé la découverte d’un troisième foyer dans la commune de Cavalaire-sur-Mer, après deux premiers foyers déjà recensés dans le département.
Cette nouvelle détection marque une étape importante dans le suivi de cette espèce exotique envahissante. Elle montre que la situation ne relève plus d’un cas isolé, mais d’une présence désormais suivie de près par les autorités et les spécialistes mobilisés sur le sujet.
Avec ce troisième foyer, le dossier prend une nouvelle dimension. La présence de la fourmi électrique dans le Var confirme que le département est devenu le principal point de vigilance en France face à cette espèce, encore absente, à ce stade, du reste du territoire.
Pourquoi la fourmi électrique inquiète autant les autorités
Si la fourmi électrique suscite une telle vigilance, c’est parce qu’elle cumule plusieurs menaces. Cette espèce exotique envahissante, décrite comme très dangereuse pour l’homme et la biodiversité, peut provoquer une forte douleur en cas de piqûre, ainsi qu’une réaction allergique.
Mais c’est surtout son impact sur les milieux naturels qui alerte les autorités. Elle s’attaque à d’autres insectes, mais aussi aux oiseaux et aux mammifères, ce qui en fait un risque direct pour les équilibres écologiques. À cela s’ajoute un autre effet préoccupant : la fourmi électrique élève des pucerons et des cochenilles, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour l’agriculture.
Autrement dit, derrière sa taille microscopique, cette fourmi représente un enjeu bien plus large qu’une simple nuisance locale. C’est précisément cette capacité à menacer à la fois la santé humaine, la faune et certains équilibres agricoles qui explique pourquoi les autorités suivent de près son implantation dans le Var.
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Une première réponse inédite en France pour tenter d’endiguer la propagation
Face à l’extension de la fourmi électrique dans le Var, les autorités ont annoncé une mesure inédite en France. Le préfet a indiqué qu’un traitement par saupoudrage de produit insecticide allait être autorisé sur les deux premiers foyers détectés dans le département, à Toulon et à La Croix-Valmer.
Jusqu’à présent, seuls des dispositifs sous forme de boîtiers remplis de granulés étaient utilisés. Mais cette méthode montrait ses limites, la probabilité que les fourmis les rencontrent restant faible. Cette nouvelle phase marque donc un changement de stratégie pour tenter de freiner la propagation de cette espèce invasive.
La préfecture a précisé avoir obtenu le financement nécessaire pour traiter environ deux hectares à Toulon et deux hectares à La Croix-Valmer, avec une autorisation ministérielle de cent quatre-vingts jours. Des réunions publiques doivent être organisées avant le lancement du traitement en mai, tandis que certaines zones trop escarpées seront traitées par drone.
Les autorités et les spécialistes ont aussi tenu à rassurer sur l’ampleur du dispositif : « Les quantités de produit dispersées sont infinitésimales, on parle de quelques grammes par mètre carré. » Une précision avancée pour souligner le caractère ciblé de l’intervention.
L’exemple de l’Australie, qui a dépensé 30 millions d’euros depuis 2006 pour lutter contre cette fourmi ravageuse, rappelle d’ailleurs ce que peut coûter une réaction trop tardive face à une espèce invasive déjà bien installée.





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