Sous le métro aérien, un filet anti-pigeons devient un piège : l’épisode Dupleix–Bir-Hakeim

✍️ Auteur : Éliane Vasseur-Roche | 🗓️ Publié le : 17 février 2026

Le 13 février 2026, des pigeons signalés coincés dans des filets sous la ligne 6 du métro aérien, entre Dupleix et Bir-Hakeim, rappellent qu’un dispositif conçu pour “empêcher l’accès” peut devenir un piège quand il se déforme ou se perce.

Tout part d’un signalement très concret, rendu public : des pigeons coincés dans des filets sous la ligne 6, entre Dupleix et Bir-Hakeim. La Fondation 30 Millions d’Amis dit s’être déplacée et avoir vu « au moins 3 pigeons bloqués » ; le collectif Pinpon Pigeon parle d’une situation suivie depuis fin janvier, sur plusieurs jours. Derrière l’image, le sujet est surtout urbain et technique : pourquoi ces filets sont installés, et dans quelles conditions ils basculent d’une barrière de protection à un dispositif à risque.

Ce que l’on sait sur l’épisode de la ligne 6 (et ce qui reste à établir)

Pour l’instant, le dossier tient sur un fait daté et localisé : le 13 février 2026, la Fondation 30 Millions d’Amis dit avoir constaté, entre Dupleix et Bir-Hakeim, « au moins 3 pigeons bloqués » dans des filets anti pigeons sous l’ouvrage.

Autour de ce point de départ, le collectif Pinpon Pigeon évoque un suivi depuis fin janvier et une situation qui se serait étirée sur plusieurs jours. Cela donne une idée de la chronologie racontée, mais ça ne remplace pas un bilan stabilisé : combien d’oiseaux au total, dans quel état, et sur quelle portion exacte du dispositif.

Sur la réaction des acteurs publics, une ligne se dessine : intervenir vite, puis remettre en état. « Nos équipes de maintenance font tout leur possible pour intervenir au plus vite… » affirme la RATP. RATP, 13 février 2026 La Ville de Paris souligne, elle, les contraintes d’action sur ce type d’ouvrage : le retrait serait « techniquement compliqué et très onéreux ». Ville de Paris, 13 février 2026

Ce qui manque, et qui change tout pour comprendre le “comment”, reste très concret : l’état réel des filets au moment des constats (tension, arrimages, ouvertures, zones affaissées), le détail des actions déjà menées (libération ponctuelle, réparation, retrait partiel, contrôle après intervention) et un comptage fiable des oiseaux concernés. Tant que ces éléments ne sont pas posés noir sur blanc, l’épisode est identifiable, mais ses causes et sa portée exacte restent à éclaircir.

Pourquoi ces filets existent… et comment ils peuvent se transformer en piège

Avant de parler de filets, il faut rappeler pourquoi les pigeons finissent, régulièrement, au centre de décisions d’aménagement. Dans une grande ville, ils se concentrent autour des points hauts, des corniches, des dessous d’ouvrages, et la nuisance la plus visible reste la même : les déjections, avec un impact direct sur la propreté, l’entretien et, à terme, la dégradation des matériaux. La Ville de Paris évoque une population estimée d’environ 23 000 pigeons bisets et rappelle qu’un pigeon peut produire jusqu’à 12 kg de fientes par an.

Dans ce contexte, les filets ne sont pas un gadget : ils sont installés pour empêcher l’accès à des volumes où les oiseaux se posent, nichent et salissent, notamment sous des infrastructures aériennes. Sur la ligne 6, la RATP justifie l’installation par des enjeux d’hygiène et de sécurité : « Ces filets ont été installés en raison de problématiques d’hygiène et pour protéger les voyageurs. ».

Le problème, c’est que la logique “barrière” ne tient que si le dispositif reste intact. Un filet “fonctionne” tant qu’il demeure continu, tendu et sans point faible. Dès qu’il se relâche, se perce ou se déforme, l’effet peut s’inverser : un oiseau passe par une ouverture, se retrouve du mauvais côté et, dans un volume souple, ne retrouve plus d’issue. Le scénario est classique : entrée par un défaut, puis poche ou enchevêtrement quand l’animal se débat.

Ce risque est renforcé sous un ouvrage aérien : le dispositif subit le temps, le vent, les vibrations, parfois des accrocs peu visibles depuis le sol. Un simple jour peut suffire à déclencher un piège. Dans le débat public, certains contestent l’usage même des filets pour cette raison : « On ne conseille jamais de mettre des filets, ils se détendent et les oiseaux se retrouvent emprisonnés dedans. » AERHO, 13 février 2026

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Filets, grillages, pics : quelles options pour éviter les pigeons sans piéger ?

Quand un incident met en cause des filets, la même question revient aussitôt : est-ce qu’on peut faire autrement — et surtout, est-ce qu’on peut limiter les pigeons sans créer de risque collatéral pour les oiseaux ? La réponse n’est jamais binaire, parce qu’il n’existe pas une “solution parfaite” : chaque dispositif règle un problème précis, mais impose des contraintes de durabilité, de maintenance et d’accès, particulièrement sous un ouvrage aérien.

Les filets, d’abord, restent utilisés parce qu’ils peuvent “fermer” un volume entier et empêcher l’occupation de zones sensibles. Leur point faible est connu : ils ne tolèrent pas l’à-peu-près. Dès qu’ils se détendent, se percent ou se déforment, ils peuvent laisser entrer et devenir piégeants. C’est précisément ce risque qui nourrit la contestation de certains acteurs : « On ne conseille jamais de mettre des filets, ils se détendent et les oiseaux se retrouvent emprisonnés dedans. » AERHO, 13 février 2026

À l’inverse, le grillage (ou des protections plus rigides) est souvent présenté comme une option “plus stable” dans le temps, parce qu’il se déforme moins facilement qu’un filet souple. Mais ce choix amène d’autres limites : poids, adaptation au bâti, contraintes d’intervention, et surtout la même exigence de suivi, car un dispositif rigide n’est pas “auto-suffisant” si une partie se décroche, se tord ou laisse un jour.

Les pics et les fils tendus (les dispositifs anti-perchage) jouent sur une autre logique : ils ne ferment pas un volume, ils rendent un point d’appui moins confortable. Leur avantage est d’être ciblés sur des zones de pose (corniches, rebords, poutres). Leur limite est tout aussi classique : ils peuvent déplacer le problème à quelques mètres, vers une autre partie de l’ouvrage ou un bâtiment voisin, et ils n’empêchent pas l’installation dans les zones “creuses” si le site offre d’autres prises.

Il existe aussi des approches moins “équipement” et plus “gestion” : réduction des points d’alimentation (déchets accessibles, nourrissages), aménagements qui limitent les recoins attractifs, ou dispositifs de gestion à l’échelle d’un quartier. Ces options ont un intérêt de fond, mais elles demandent du temps, de la coordination et une cohérence sur plusieurs sites ; elles ne répondent pas, à elles seules, à un problème immédiat sur un ouvrage précis.

Au final, la vraie différence entre ces options n’est pas seulement le matériau ou la forme : c’est la capacité à rester intègres dans le temps et à être contrôlées dans un environnement difficile d’accès. Dans un secteur comme un viaduc de métro aérien, la question la plus simple à poser avant de trancher n’est pas “quelle solution est la meilleure”, mais “quelle solution peut être suivie, maintenue et corrigée vite si elle se dégrade”.

Éliane Vasseur-Roche

Analyste du secteur 3D (Désinsectisation, Dératisation, Désinfection) : Claire Moreau observe et analyse les tendances du marché de la lutte anti-nuisibles en France. Elle rédige des actualités sur les innovations techniques, les nouveaux acteurs du secteur, les études scientifiques récentes et les statistiques d'infestations publiées par les autorités. Son approche factuelle aide à comprendre les enjeux actuels de la gestion des nuisibles urbains.

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