À Tournon-sur-Rhône, les habitants d’une copropriété font face depuis plusieurs semaines à une présence particulièrement envahissante de fourmis. Dans certains logements, la situation finit même par bouleverser les habitudes quotidiennes.
Dans le lotissement des Cerisiers, il suffit de frapper une dalle ou de remuer une parcelle de terre pour observer les insectes s’agiter. Jardins, allées et terrasses sont concernés, au point de susciter une exaspération grandissante chez plusieurs résidents.
À Tournon-sur-Rhône, les fourmis envahissent jardins, allées et terrasses
La copropriété est aujourd’hui presque entièrement touchée. Dans le jardin et l’allée de Jean-Claude, un habitant du lotissement, quelques coups de binette sur une dalle ou une parcelle de terre suffisent à faire apparaître de nombreuses petites fourmis noires.
L’espèce est présentée comme étant Tapinoma magnum, une fourmi particulièrement résistante, organisée en plusieurs colonies. Les insectes circulent dans les espaces extérieurs et forment par endroits de longues colonnes.
Selon Jean-Claude, la situation s’est nettement aggravée au mois de juin, « peut-être à cause de la chaleur ». Il s’agit toutefois d’une hypothèse formulée par le résident, sans qu’un lien avec les températures soit formellement établi.
La présence des fourmis a progressivement modifié les habitudes de certains habitants. Bernadette, une voisine, explique notamment ne plus profiter de sa terrasse ni entretenir son jardin.
« Elles mordent si je sors les pieds nus, donc je ne fais rien, je ne profite pas de la terrasse, je n’entretiens pas le jardin, ça tape sur les nerfs », témoigne-t-elle.
Jean-Claude reconnaît lui aussi que cette invasion devient rapidement une obsession. Il redoute surtout de voir les fourmis pénétrer de nouveau dans sa cuisine, comme cela s’était déjà produit en juin.
Après un répit de quinze jours, la copropriété compte saisir la préfecture
Face à l’ampleur du phénomène, la copropriété a fait appel à un expert. Elle a ensuite voté en faveur de l’utilisation de produits chimiques présentés comme très toxiques.
Dans un premier temps, la présence des fourmis a diminué. L’amélioration n’a toutefois duré qu’une quinzaine de jours avant que les insectes ne réapparaissent.
« Pendant quinze jours, ça allait mieux, et puis elles sont revenues. Regardez là, elles font des colonnes », constate Jean-Claude.
Les fourmis sont donc revenues malgré cette intervention et les autres moyens employés par les habitants. Devant la persistance de l’envahissement, la copropriété prévoit désormais d’adresser un courrier au préfet pour signaler la situation.
Les résidents redoutent également que le phénomène ne dépasse les limites du lotissement. Aucune propagation dans les rues voisines n’est rapportée à ce stade, mais cette éventualité nourrit désormais leurs inquiétudes.






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