En Drôme Ardèche, la pyrale du buis revient sous surveillance avec les fortes chaleurs de ce début d’été. Le jardinier Jean-Yves Meignen alerte sur ce ravageur, déjà responsable de paysages fortement abîmés lors de précédentes invasions.
Le souvenir reste vif dans certains secteurs, notamment sur les contreforts du Vercors, où des haies et des massifs de buis avaient été réduits à l’état de squelette végétal. Cette nouvelle alerte concerne un insecte connu pour avancer par vagues, avec des phases de recul qui ne durent pas toujours.
Une alerte relancée en Drôme Ardèche après les premières fortes chaleurs
La pyrale du buis refait parler d’elle en Drôme Ardèche au moment où les températures remontent. Jean-Yves Meignen alerte sur une possible nouvelle vague, favorisée par les chaleurs précoces observées en ce début d’été.
Ce ravageur est un papillon dont les chenilles se développent sur les buis. L’adulte attire souvent l’attention lorsqu’il vole autour des jardins, mais le problème commence surtout après la ponte, lorsque les larves s’attaquent au feuillage. C’est cette phase qui rend la pyrale du buis si redoutée dans les secteurs déjà touchés.
La région a déjà connu des épisodes marquants. De nombreux habitants gardent en mémoire des buis défeuillés, des haies brunies et des massifs entiers dégradés en peu de temps. Sur les contreforts du Vercors, certains secteurs avaient été particulièrement touchés, avec des arbustes réduits à une structure sèche et presque nue.
La chaleur joue un rôle central, car la pyrale du buis apprécie les températures élevées. Pour les jardins, les haies et les espaces naturels où les buis restent présents, les prochaines semaines seront déterminantes.
Un ravageur cyclique dont les chenilles provoquent les dégâts
La pyrale du buis est souvent repérée sous forme de papillon, mais les dégâts ne viennent pas de l’adulte. Jean-Yves Meignen le rappelle : le papillon pond des œufs, les œufs deviennent des chenilles, puis ces chenilles mangent les feuilles. C’est ce stade qui abîme réellement les buis.
Lorsque les chenilles s’installent, le feuillage peut disparaître rapidement. Les arbustes brunissent, les haies perdent leur densité et certains massifs prennent un aspect presque nu. Cette évolution rapide explique pourquoi les précédentes invasions ont autant marqué les paysages.
Le phénomène fonctionne par cycles. Après une forte prolifération, les populations peuvent diminuer naturellement lorsque les feuilles disponibles se raréfient ou lorsque les prédateurs deviennent plus nombreux. Mais l’accalmie ne signifie pas forcément que le ravageur a disparu.
Selon Jean-Yves Meignen, la pyrale du buis peut repartir tous les 3, 4 ou 5 ans. Cette année, les épisodes de chaleur précoces offrent un contexte favorable à son développement. Pour les buis déjà présents dans les zones sensibles, cette reprise possible remet le ravageur au centre de l’attention.
Un technicien est-il disponible près de chez vous ?
Entrez votre code postal pour le savoir immédiatement.
Appelez pour un devis téléphonique GRATUIT & IMMEDIAT.
(appel non surtaxé - 7J/7 de 8h à 21h)
Demande de rappel enregistrée !
Merci ! Votre demande a bien été prise en compte. Un conseiller vous rappelle très prochainement.
Une menace limitée aux buis, avec des actions surtout curatives
La pyrale du buis ne menace pas toutes les plantes du jardin. Elle s’attaque exclusivement aux buis. Les papillons peuvent être observés sur d’autres végétaux, mais les chenilles ne consomment pas d’autres plantes.
Ce ciblage rassure les propriétaires de jardins diversifiés, sans réduire le risque pour les buis eux-mêmes. Les arbustes plantés en bordure, les haies, les massifs et les buis présents dans certains espaces naturels restent directement concernés. Quand ces buis sont fortement touchés, la nourriture disponible diminue et le cycle peut ralentir temporairement.
Face à ce ravageur, Jean-Yves Meignen indique qu’il n’existe pas de véritable traitement préventif. Les actions évoquées visent surtout à limiter les dégâts une fois le risque présent : installer des pièges à phéromones pour capturer une partie des mâles, surveiller l’apparition des papillons, inspecter les buis pour repérer rapidement les chenilles et utiliser du Bacillus thuringiensis, une bactérie employée en lutte biologique contre les chenilles.
« On ne peut agir quasiment que sur les chenilles », souligne Jean-Yves Meignen. Avec le retour de la chaleur, les propriétaires de buis en Drôme Ardèche sont donc appelés à surveiller leurs arbustes dans les semaines à venir.







0 commentaires