Chaque année, avec le retour des beaux jours, des files entières de chenilles processionnaires réapparaissent dans les parcs, les cours d’école et les jardins publics. Pour certains habitants, la scène semble familière, presque anodine. Mais pour d’autres, elle réveille la crainte des risques bien connus : enfants exposés, animaux empoisonnés, espaces verts devenus impraticables. À mesure que les cortèges s’allongent, les inquiétudes grandissent.
Dans de nombreuses communes, les signalements se multiplient. Les familles interpellent les élus, les associations de quartier lancent des appels à l’action, et les vétérinaires alertent sur des cas graves. Face à cette pression croissante, une question se pose avec insistance : quelle est la responsabilité réelle des mairies ?
Derrière la file indienne de ces insectes, ce n’est pas seulement une nuisance passagère qui se joue. C’est un enjeu sanitaire, juridique et social qui place les collectivités au centre des débats.
Un cadre national récent mais pas de lutte obligatoire généralisée autour des chenilles processionnaires
Depuis quelques années, la réglementation française a évolué pour mieux encadrer la gestion des chenilles processionnaires, dont la progression sur le territoire est désormais reconnue comme un enjeu de santé publique. Ce changement s’est concrétisé par l’adoption d’un décret national, mais celui-ci ne crée pas pour autant une obligation uniforme de lutte applicable partout en France. Le dispositif repose sur une articulation subtile entre les textes nationaux et les arrêtés locaux.
Avant d’entrer dans le détail des rôles respectifs de l’État, des préfets et des communes, il faut comprendre la portée réelle du décret de 2022 et les différences fondamentales entre le régime des chenilles processionnaires et celui d’autres espèces nuisibles classées dans le Code rural.
Le décret de 2022 et son intégration au Code de la santé publique
Le décret n°2022-686 du 25 avril 2022 a marqué un tournant réglementaire majeur. Il a inscrit les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea) dans la liste des espèces « dont la prolifération est nuisible à la santé humaine », au sens du Code de la santé publique (article L.1338-1). Ce classement a pour effet d’autoriser les autorités sanitaires et préfectorales à imposer des mesures de surveillance ou de lutte dans certaines zones sensibles.
Cependant, ce texte n’instaure pas une lutte obligatoire généralisée. Il donne un cadre juridique permettant d’agir, mais laisse aux autorités locales la responsabilité d’activer les leviers appropriés en fonction des contextes locaux. Concrètement, sans arrêté préfectoral ou municipal, aucune obligation automatique ne s’applique aux communes ou aux particuliers.
Le rôle des préfets et les arrêtés départementaux
Dans ce dispositif, les préfets jouent un rôle central. Ce sont eux qui peuvent, en application du décret, prendre des arrêtés préfectoraux rendant la lutte obligatoire dans certains périmètres (par exemple autour des écoles, crèches ou zones d’habitation dense). Ces arrêtés précisent généralement :
- Les zones concernées (souvent les établissements recevant du public sensible).
- Les périodes de traitement ou d’échenillage obligatoires.
- Les obligations respectives des propriétaires et des communes.
Certains départements ont déjà pris de telles mesures, tandis que d’autres ne l’ont pas encore fait. Ce caractère territorial explique les différences d’application entre deux communes voisines : là où un arrêté existe, la lutte devient obligatoire ; ailleurs, elle repose uniquement sur la bonne volonté des acteurs locaux.
Différences avec d’autres nuisibles du Code rural
Il est crucial de distinguer ce régime sanitaire de celui du Code rural et de la pêche maritime. Certaines espèces animales ou végétales (comme le ragondin ou certaines plantes invasives) sont soumises à une lutte obligatoire généralisée, qui s’applique automatiquement sur tout le territoire national. Dans ces cas, les communes et les particuliers doivent agir sans attendre un arrêté local.
Les chenilles processionnaires, elles, n’entrent pas dans ce cadre agricole ou environnemental. Leur classement dans le Code de la santé publique traduit une logique différente : la priorité est donnée à la protection de la santé humaine et animale, et non à la régulation écologique. Cela se traduit par une action ciblée, activable localement, mais non imposée partout par défaut.
Cette différence de régime juridique explique pourquoi il n’existe pas aujourd’hui en France de plan national unique imposant à toutes les communes les mêmes mesures de lutte contre les chenilles processionnaires. La réglementation est évolutive, mais elle repose encore largement sur des initiatives locales coordonnées avec les préfectures.
Les pouvoirs et responsabilités du maire face aux chenilles processionnaires
En France, la gestion des chenilles processionnaires implique directement les maires. Leur rôle ne se limite pas à relayer les consignes préfectorales : ils disposent de pouvoirs spécifiques pour protéger la population et assurer la salubrité publique. Ces responsabilités sont encadrées par le Code général des collectivités territoriales et par le Code de la santé publique.
Comprendre précisément ce que la loi attend d’un maire dans ce domaine est essentiel. Cela permet de distinguer les actions obligatoires des mesures facultatives, et d’anticiper les situations à risque sur le plan juridique comme sanitaire.
Le devoir de salubrité publique et la police municipale
Le maire est investi d’un pouvoir de police administrative générale (article L.2212-2 du CGCT) qui lui impose de veiller à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques sur le territoire communal. Dans le cas des chenilles processionnaires, ce pouvoir s’applique notamment lorsqu’il existe un risque sanitaire avéré pour les habitants, les enfants ou les animaux domestiques.
En pratique, cela signifie que le maire doit organiser une surveillance active sur les espaces publics et, le cas échéant, prendre les mesures nécessaires pour éviter l’exposition de la population. Il peut mobiliser les services municipaux, solliciter l’appui d’entreprises spécialisées ou encore coordonner des actions avec l’ARS ou la préfecture.
Quand et comment un maire doit intervenir
Le déclenchement de l’intervention municipale dépend de plusieurs critères objectifs : présence de nids sur des lieux publics fréquentés, signalements répétés d’habitants, proximité d’établissements sensibles comme les écoles ou crèches. Dans ces situations, l’intervention rapide du maire est attendue pour limiter l’exposition et prévenir les incidents.
Concrètement, il peut s’agir :
- De faire procéder à un diagnostic ou repérage des zones infestées ;
- D’organiser ou de faire organiser les traitements adaptés (échenillage, piégeage, lutte biologique) ;
- De prendre des mesures temporaires de protection (balisage, fermeture partielle d’espaces verts) ;
- De mobiliser la communication municipale pour informer les riverains.
Ces actions, bien que parfois coûteuses, sont perçues comme une obligation de moyens pour assurer la salubrité publique. Elles permettent également au maire de démontrer, en cas de contentieux, qu’il a agi de manière diligente.
L’outil de l’arrêté municipal pour imposer la lutte
En complément des arrêtés préfectoraux, le maire peut prendre un arrêté municipal pour imposer la lutte contre les chenilles processionnaires à l’échelle locale. Ce pouvoir découle de son rôle de police et permet d’étendre la portée des obligations sur des secteurs spécifiques de la commune.
Un tel arrêté peut par exemple imposer :
- Le traitement obligatoire des pins ou chênes infestés sur les parcelles privées ;
- Des délais précis pour effectuer les travaux ;
- Des sanctions administratives en cas de non-respect.
Cette capacité réglementaire est un levier puissant pour uniformiser la lutte sur tout le territoire communal. Elle suppose toutefois que la mairie puisse contrôler l’application et, le cas échéant, verbaliser les contrevenants, en s’appuyant sur ses services techniques ou la police municipale.
Le référent communal “chenilles processionnaires”
Depuis la reconnaissance des chenilles processionnaires comme espèces nuisibles pour la santé, de nombreuses communes ont désigné un référent communal. Ce poste n’est pas obligatoire, mais il s’avère très efficace pour coordonner les actions locales.
Le référent joue plusieurs rôles :
- Centraliser les signalements des habitants et des services ;
- Planifier les campagnes de lutte et suivre leur efficacité ;
- Relayer les informations entre mairie, préfecture et acteurs locaux ;
- Informer la population sur les risques et les bonnes pratiques.
En pratique, ce rôle peut être assuré par un agent communal, un technicien des espaces verts ou un élu délégué. Dans les communes les plus exposées, il devient un maillon essentiel de la stratégie de prévention et de lutte.
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Obligations des propriétaires et occupants privés face aux chenilles processionnaires
C’est là que naissent la plupart des disputes. Le locataire montre du doigt le propriétaire, le propriétaire renvoie vers la mairie, la mairie répond que le pin n’est pas sur son terrain. Pendant ce temps, le nid grossit. Alors mettons les choses au clair, une bonne fois : tout se joue sur deux questions simples — où pousse l’arbre, et qui l’occupe.
La première règle tient en une phrase : chacun traite ce qui pousse chez lui. La commune s’occupe des arbres du domaine public — le platane du square, les pins de la cour d’école, les chênes qui bordent la route. Dès que le tronc est sur une parcelle privée, la balle change de camp.
Reste le cas qui fâche le plus : la location. Un pin infesté dans le jardin d’une maison louée, à qui de sortir le chéquier ? Le réflexe du bailleur, c’est souvent de renvoyer ça vers le locataire, au titre de l’entretien du jardin. Sauf que la loi ne voit pas les choses ainsi.
Le décret du 26 août 1987, celui qui liste ce qui revient au locataire, trace une frontière nette entre les petits gestes du quotidien et les gros travaux. Tondre, arroser, ramasser les feuilles : au locataire. Faire grimper un cordiste pour découper un nid urticant à huit mètres de haut : ça, non — c’est une grosse opération, et elle revient au propriétaire. Voici, sans détour, qui fait quoi.
Un dernier point, et non des moindres : quand un propriétaire fait la sourde oreille malgré un arrêté, la mairie peut envoyer une entreprise à sa place. Mais qu’il ne se réjouisse pas trop vite — la note lui revient ensuite, majorée du dérangement. On appelle ça l’exécution d’office, et c’est rarement une bonne affaire.
Le tabou à lever : beaucoup de propriétaires croient qu’un arrêté transforme la mairie en prestataire gratuit. Faux. L’arrêté vous oblige à traiter, il ne traite pas à votre place. Sur votre terrain, la dépense est pour vous — arrêté ou pas.
Trente secondes pour savoir si la loi vous vise
Pas envie de relire tout ça ? Ce petit cheminement vous situe en un clin d’œil.
Un arrêté (préfectoral ou municipal) couvre-t-il votre secteur ?
Puis regardez où pousse l’arbre : sur la voie publique → la mairie. Chez vous → vous (ou votre bailleur si vous louez). Dans les communs → le syndic.
Le voisin qui ne bouge pas : la marche à suivre, du sourire au recommandé
Les chenilles se moquent des clôtures. Un seul pin négligé chez le voisin, et ce sont tous les jardins alentour qui trinquent. Bonne nouvelle : vous n’êtes pas sans recours, mais ça se joue par étapes. On commence toujours par frapper à la porte, gentiment — beaucoup de gens n’ont tout simplement pas vu les nids perchés en haut de leur arbre. Si le dialogue coince, direction la mairie pour un signalement ; là où un arrêté existe, elle peut sommer le voisin de traiter dans un délai imposé. Les courriers types un peu plus bas vous mâchent le travail.
Surveiller, traiter, prévenir : la mécanique d’une commune qui garde une longueur d’avance
Contre les chenilles, la précipitation ne paie pas — l’anticipation, si. Les communes qui s’en sortent le mieux ne courent pas après les nids : elles ont mis en place une routine qui mêle surveillance, traitements ciblés et sensibilisation. Voyons comment elles s’y prennent.
L’œil du quartier : quand le signalement citoyen sauve la saison
Tout commence par voir venir. Une mairie efficace ne compte pas que sur ses agents : elle s’appuie sur tout un réseau — habitants attentifs, écoles, services espaces verts — pour repérer les nids tôt, avant qu’ils n’essaiment. De plus en plus de communes proposent même un formulaire ou une appli pour signaler un nid en deux clics, ce qui permet de cartographier et d’intervenir vite, surtout au sortir de l’hiver. Un nid repéré à temps, c’est une contamination évitée ; un nid ignoré, c’est tout un secteur infesté quelques semaines plus tard.
🟢 Le bon timing : agir dès la fin de l’hiver permet de retirer une grande partie des nids avant l’éclosion. Les yeux des habitants sont souvent la meilleure alarme.
Chaque saison son geste : le calendrier qui fait toute la différence
Traiter au mauvais moment, c’est jeter son argent par les fenêtres. Un échenillage en plein été ou un traitement biologique en hiver ne servent à rien. Voici, saison après saison, le geste qui compte — et pourquoi les arrêtés fixent des dates si précises.
🟡 À garder en tête : ce n’est pas la dose qui fait l’efficacité, c’est le moment. Chaque méthode a sa fenêtre de tir — la rater, c’est traiter pour rien.
Échenillage : le corps-à-corps avec les nids
C’est la méthode la plus frontale, et la plus utilisée. On repère les nids sur les pins et les chênes, puis on coupe à la main les branches qui les portent, avant que les chenilles ne descendent. Nacelle, harnais, gants étanches, masque : rien n’est laissé au hasard, car les poils urticants ne pardonnent pas. Les nids récupérés sont ensuite détruits dans les règles, brûlés en installation autorisée ou enfermés dans des sacs hermétiques. Efficace et immédiat — à condition de ne pas s’y prendre après la descente, où l’opération perd tout son sens.
Bt et pièges : la voie douce, mais exigeante
La lutte biologique a le vent en poupe, et l’État la pousse. Le Bacillus thuringiensis est une bactérie naturelle : pulvérisée sur le feuillage, elle attaque le système digestif des jeunes larves sans toucher au reste. Les pièges à phéromones, eux, jouent sur la séduction : ils attirent les mâles pour freiner la reproduction et suivre les populations. Deux techniques précieuses, mais qui ne s’improvisent pas — elles réclament un opérateur formé, le bon produit, la bonne date.
Mésanges et bouche-à-oreille : la prévention qui coûte peu et rapporte gros
Le meilleur nid est celui qui ne se forme jamais. Les communes installent des nichoirs à mésanges — un couple engloutit des centaines de larves par jour —, informent les habitants au fil des saisons et sensibilisent les enfants à l’école. Rien de spectaculaire, mais une vigilance collective qui, saison après saison, revient bien moins cher que de traiter en catastrophe.
Brûler un nid, grimper soi-même : les fausses bonnes idées qui envoient à l’hôpital
Certains gestes, encore courants, sont à proscrire absolument :
Brûler les nids — la pire idée : le feu projette les poils urticants dans l’air et transforme le jardin en zone de danger. Souvent interdit, toujours déconseillé.
Sortir un produit chimique douteux — inefficace sur les larves, et polluant pour tout le reste.
Grimper soi-même décrocher un nid — chaque année, des accidents. Sans matériel ni protection, on se brûle et on chute.
🔴 Le vrai danger : l’improvisation. Brûlage et bricolage en hauteur figurent en tête des causes d’accidents graves — peau, yeux et poumons exposés d’un coup aux poils urticants.
Sanctions et risques juridiques en cas d’inaction face aux chenilles processionnaires
Laisser les chenilles tranquilles, ce n’est pas seulement risqué pour la santé — c’est aussi s’exposer, sur le plan juridique, à des lendemains qui déchantent. Selon qui vous êtes et ce que vous avez négligé, la sanction change de nature. Voici le panorama, sans fard.
| Qui | Ce qu’il néglige | Ce qu’il risque | Nature |
|---|---|---|---|
| Un particulier | Ignore un arrêté | Mise en demeure, puis entreprise envoyée à ses frais | Administrative |
| Un particulier | Récidive dans son refus | Amende (montant fixé par l’arrêté du département) | Administrative |
| Un particulier | Ses chenilles blessent un voisin ou un animal | Dommages-intérêts — trouble anormal de voisinage | Civile |
| Un bailleur | Refuse l’échenillage qui lui incombe | Recours du locataire, travaux imposés par le juge | Civile |
| Un maire | Laisse traîner un danger connu | Carence fautive, commune condamnée à indemniser | Administrative |
| Un maire | Refuse ostensiblement d’agir | Mise en cause personnelle possible | Personnelle |
← faites glisser le tableau →
⚖️ Ce que peu de gens savent : votre responsabilité peut être engagée même sans aucun arrêté. Si un passant ou un enfant du voisinage finit à l’hôpital à cause de vos chenilles, on pourra vous demander de réparer le préjudice. Ne pas être obligé de traiter ne veut pas dire être à l’abri.
Les juges prennent d’ailleurs ces affaires de plus en plus au sérieux, surtout près des écoles et des lieux de passage. Et l’addition ne s’arrête pas aux frais médicaux : préjudice moral et matériel s’y ajoutent.
Et l’assurance dans tout ça ? Ce qu’elle couvre, ce qu’elle laisse à votre charge
La question tombe souvent, et la réponse tient en deux temps qu’il ne faut pas confondre.
Comme les contrats varient beaucoup, relisez le vôtre à tête reposée. Et en cas de piqûre sérieuse, gardez tout : certificats médicaux, photos, preuves de vos signalements. C’est ce dossier qui fera la différence le jour où il faudra être indemnisé.
Pourquoi faire appel à une entreprise professionnelle pour lutter contre les chenilles processionnaires
La réglementation encadrant la lutte contre les chenilles processionnaires implique souvent des interventions techniques qui dépassent les moyens des particuliers ou des communes seules. Entre les risques sanitaires liés aux poils urticants, la hauteur des arbres concernés et la nécessité de respecter les arrêtés préfectoraux, faire appel à une entreprise spécialisée n’est pas un confort — c’est souvent une obligation pratique et juridique.
Ces entreprises disposent de personnels formés, de matériel professionnel et de protocoles adaptés à chaque situation. Elles interviennent sur les propriétés privées, dans les écoles, les parcs publics ou encore le long des voies communales. Leur expertise terrain garantit des traitements efficaces, sécurisés et conformes à la réglementation en vigueur.
En pratique, les professionnels assurent :
- L’échenillage sécurisé des nids en hauteur avec équipements adaptés.
- La pulvérisation ciblée de BTK au moment optimal pour neutraliser les larves.
- La pose de pièges à phéromones pour le suivi des populations adultes et la réduction progressive de la reproduction.
- La traçabilité réglementaire indispensable pour les mairies, syndics ou particuliers.
Leur rôle est aussi préventif : elles interviennent en amont de la saison à risque pour limiter les infestations futures et protéger les zones sensibles. Cette coordination avec les collectivités est essentielle pour répondre efficacement aux obligations légales et sanitaires.
Solution Nuisible : un réseau national d’experts certifiés pour lutter contre les chenilles processionnaires
Nos interventions contre les chenilles processionnaires sont assurées par des techniciens certifiés, expérimentés et régulièrement formés aux méthodes professionnelles de lutte. Ils maîtrisent aussi bien les traitements mécaniques que biologiques, et interviennent dans le respect strict de la réglementation française et des arrêtés préfectoraux. Cette expertise terrain garantit des actions ciblées, efficaces et sécurisées, même sur les sites sensibles comme les écoles, parcs ou zones boisées.
Chaque opération est réalisée avec du matériel professionnel homologué (nacelles, outils d’échenillage, équipements de protection adaptés) et des produits autorisés respectueux de l’environnement et des arbres. Notre approche privilégie toujours la sécurité des habitants, la préservation de la biodiversité et la durabilité des résultats.
Grâce à notre réseau national de techniciens partenaires, nous intervenons partout en France, que ce soit pour une intervention ponctuelle, une urgence sanitaire ou une campagne planifiée à grande échelle. Cette implantation nous permet de répondre rapidement, y compris dans les zones rurales ou isolées.
Nos prestations couvrent notamment :
- Des traitements mécaniques et biologiques ciblés selon la saison et le niveau d’infestation.
- Des interventions rapides et sécurisées avec du matériel spécialisé et du personnel qualifié.
- Des conseils pratiques et personnalisés pour une gestion durable des infestations.
Pour obtenir un devis téléphonique gratuit, personnalisé et sans engagement, ou pour planifier une intervention, vous pouvez nous contacter 7 jours sur 7, du lundi au dimanche, de 8 h à 21 h (appel local, non surtaxé). Le standard est disponible au 09 70 79 79 79. Si vous préférez être rappelé ou nous joindre en dehors des horaires d’ouverture, il vous suffit de remplir le formulaire de rappel, et un technicien vous recontactera rapidement.
Questions – Réponses (FAQ)
La mairie est-elle obligée d’enlever les nids de chenilles processionnaires sur les propriétés privées ?
Non. La responsabilité du traitement sur terrain privé incombe au propriétaire ou au locataire, pas à la mairie. La commune intervient sur les espaces publics (parcs, écoles, voiries…), et peut, via un arrêté préfectoral ou municipal, obliger les particuliers à traiter leurs arbres infestés. Elle n’envoie pas ses équipes chez les particuliers, sauf cas exceptionnel (personne vulnérable, convention spécifique).
Que faire si ma commune n’a pas d’arrêté chenilles processionnaires ?
Dans ce cas, la lutte n’est pas légalement obligatoire, mais elle reste fortement conseillée. Le maire peut tout de même lancer des campagnes volontaires pour limiter les risques sanitaires. Vous pouvez faire un signalement à la mairie pour l’inciter à prendre des mesures, voire à publier un arrêté municipal. Sans arrêté préfectoral ou municipal, le traitement repose sur la responsabilité individuelle de chaque propriétaire.
En cas d’allergie grave causée par des chenilles non traitées, qui est responsable ?
La réponse dépend du lieu. Si l’incident se produit dans un espace public, la responsabilité de la mairie peut être engagée pour défaut d’entretien. Si cela vient d’un terrain privé voisin, le propriétaire peut être mis en cause pour négligence ou trouble anormal de voisinage. Chaque situation est appréciée au cas par cas, mais les obligations légales pèsent aussi bien sur les mairies que sur les particuliers.
Combien de temps la mairie a-t-elle pour agir après un signalement officiel ?
Il n’existe pas de délai unique fixé par la loi. En pratique, la mairie doit intervenir dans un délai raisonnable, surtout si la zone est sensible (écoles, aires de jeux, espaces publics fréquentés). En cas de danger immédiat ou de non-action prolongée, la responsabilité de la commune peut être engagée pour carence fautive.
Que faire si la mairie ne répond pas à mes courriers ou signalements ?
Commencez par envoyer un courrier recommandé pour laisser une trace officielle. Si aucune réponse n’est donnée, vous pouvez saisir la préfecture ou le médiateur, ou alerter la presse locale dans les cas extrêmes. En présence d’un arrêté préfectoral, la mairie peut être mise en cause pour inaction si elle ne fait rien après un signalement formel.
Est-ce qu’un arrêté préfectoral prime sur un arrêté municipal ?
Oui. L’arrêté préfectoral s’applique à l’ensemble du département et s’impose aux communes. Un arrêté municipal peut compléter ou renforcer les mesures locales, mais il ne peut pas les affaiblir. En cas de contradiction, c’est toujours le préfet qui a le dernier mot.
Est-ce que les propriétaires doivent payer si la mairie impose une obligation de traitement ?
Oui. Même si l’obligation est imposée par arrêté préfectoral ou municipal, les frais de traitement sur un terrain privé restent à la charge du propriétaire. La mairie peut proposer des campagnes groupées ou négocier des tarifs préférentiels avec des entreprises spécialisées, mais elle ne prend généralement pas en charge les coûts individuels.
Est-ce que les syndics sont soumis aux mêmes règles que les particuliers ?
Oui. Les copropriétés doivent respecter les mêmes obligations légales que les particuliers. C’est le syndic qui coordonne les traitements communs et veille au respect des arrêtés. En cas de manquement, la responsabilité peut être partagée entre le syndic et les copropriétaires selon la situation.
Est-ce que les zones agricoles sont soumises aux mêmes obligations que les zones urbaines ?
Oui, mais l’application peut varier selon les départements. En zone agricole, les parcelles infestées peuvent être soumises à des arrêtés préfectoraux spécifiques. Certaines exploitations bénéficient de tolérances temporaires si le traitement biologique est difficile, mais cela ne les exonère pas de leur responsabilité en cas de risques sanitaires pour le voisinage.
Qui paie si la mairie intervient sur un terrain privé par arrêté ?
Si la mairie doit faire intervenir une entreprise sur un terrain privé à la place du propriétaire, les frais sont ensuite facturés au propriétaire concerné. Ce recours est possible si la personne refuse d’agir malgré une mise en demeure. C’est une procédure exceptionnelle, utilisée quand il y a un danger avéré et un refus manifeste de coopérer.
Combien coûte en moyenne un traitement professionnel contre les chenilles processionnaires ?
Le coût dépend de la méthode utilisée, de la hauteur des arbres et de l’étendue de l’infestation. En moyenne, il faut compter entre 80 et 200 € par arbre, parfois plus pour les très grands sujets ou les interventions urgentes avec nacelle. Des tarifs de traitement de chenille processionnaire dégressifs sont possibles pour des campagnes groupées (copropriétés, communes, ensembles d’arbres).














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