Ce guide vous explique en détail comment fonctionne un souricide, quelles sont les 3 substances actives autorisées au grand public (bromadiolone, difénacoum, brodifacoum), leurs dangers réels pour les enfants et les animaux, le cadre réglementaire français, et les précautions d’utilisation indispensables. Si votre situation présente un quelconque doute ou concerne un lieu avec des enfants ou des animaux domestiques, privilégiez l’intervention d’un dératiseur professionnel qui dispose de produits plus puissants et maîtrise les protocoles de sécurité.
Qu’est-ce qu’un souricide et comment fonctionne-t-il ?
Un souricide — parfois appelé poison à souris, raticide ou rodenticide — est un produit chimique destiné à tuer les rongeurs. Le terme « souricide » désigne spécifiquement les produits pour souris (du latin « sur » + « cide » qui signifie « tuer »). Dans 95% des cas, les souricides vendus dans le commerce sont des anticoagulants de deuxième génération, des molécules qui empêchent la coagulation du sang chez la souris.
💡 Pourquoi ce délai de plusieurs jours avant la mort ?
Ce délai n’est pas un défaut du produit — c’est sa principale qualité. S’il tuait instantanément, les autres souris de la colonie verraient leurs congénères mourir près de l’appât et l’éviteraient. Avec un effet retardé, la souris qui consomme retourne dans son nid, les autres continuent à manger l’appât, et toute la colonie peut être traitée en quelques jours.
Les 3 substances actives principales : bromadiolone, difénacoum, brodifacoum
Trois anticoagulants de deuxième génération dominent le marché grand public : la bromadiolone, le difénacoum et le brodifacoum. Ces molécules ont été développées dans les années 1970-80 pour répondre aux premières résistances aux anticoagulants de 1ère génération (warfarine, coumatétralyl). Elles se ressemblent chimiquement mais diffèrent en puissance, en persistance et en usage recommandé.
Pour le grand public, depuis 2016, la réglementation européenne impose que ces produits ne contiennent pas plus de 0,003% de substance active. Au-delà, ils sont réservés aux professionnels Certibiocide. Cette limitation explique pourquoi les souricides grand public sont parfois moins efficaces que les produits professionnels — la concentration est bridée pour réduire les risques d’accident.
| Substance active | Génération | Délai de mort | Puissance | Usage recommandé | Risque secondaire |
|---|---|---|---|---|---|
| Bromadiolone | 2e génération (1980) | 5 à 7 jours | ★★★☆☆ | Lieux secs (greniers, combles, entrepôts) | Moyen |
| Difénacoum | 2e génération (1970) | 4 à 7 jours | ★★★☆☆ | Polyvalent (secs et humides) | Moyen |
| Brodifacoum | 2e génération (1976) | 3 à 10 jours | ★★★★★ | Lieux très humides (caves, extérieur) | Élevé |
| Flocoumafen (pro uniquement) | 2e génération (1980) | 3 à 7 jours | ★★★★★ | Infestations résistantes · pro | Élevé |
| Diféthialone (pro uniquement) | 2e génération | 4 à 10 jours | ★★★★★ | Souches résistantes · pro | Élevé |
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Sources : ANSES, ECHA, Rodenticide Resistance Action Committee (RRAC)
Bromadiolone : l’anticoagulant le plus répandu en lieux secs
La bromadiolone est l’anticoagulant le plus commercialisé en France pour le grand public. Développée dans les années 1980, elle est efficace contre les souris et les rats, y compris certaines souches ayant développé une résistance à la warfarine. Sa concentration en usage grand public est limitée à 0,0025%. Elle se présente le plus souvent sous forme de grains de blé enrobés, particulièrement appétents pour les souris. La mort survient 5 à 7 jours après ingestion d’une dose létale.
Avantages : excellente appétence (forme grain), rapport efficacité/sécurité équilibré, largement disponible en jardinerie et en grande distribution. Limites : résistances documentées dans certaines régions de France (voir la carte RRAC), moins puissante que le brodifacoum sur les colonies installées depuis plusieurs mois. Utilisez-la dans des lieux secs comme les greniers, les combles, les entrepôts agricoles.
Difénacoum : polyvalent sec et humide
Le difénacoum est le plus ancien des trois (1970), développé pour surmonter les résistances aux anticoagulants de première génération. Concentration grand public limitée à 0,0025%. Il se présente sous forme de pâte huileuse en sachets ou de blocs. Sa formulation grasse en fait un appât très attractif, particulièrement adapté aux zones de cuisine, salle de bains, et pour tout usage polyvalent sec/humide. Mort en 4 à 7 jours après prise létale.
Avantages : bonne tolérance à l’humidité, formulation huileuse très appétente, polyvalent pour tous types de lieux. Limites : résistances rapportées en Europe, considéré par la Commission européenne en 2012 comme présentant des risques notoires pour enfants et animaux domestiques. Évitez tout contact direct, utilisez toujours en station d’appâtage verrouillée.
Brodifacoum : le plus puissant, pour les lieux très humides
Le brodifacoum est considéré comme l’un des anticoagulants les plus puissants disponibles au grand public. Découvert en 1976, il se présente principalement sous forme de blocs extrudés résistants à l’humidité, à 0,0012% de substance active. Une seule ingestion suffit généralement à entraîner la mort en 3 à 10 jours. Il reste actif contre les souches résistantes à la bromadiolone et au difénacoum.
⚠️ Attention particulière avec le brodifacoum — risque d’empoisonnement secondaire élevé
Le brodifacoum persiste plusieurs mois dans les tissus des souris empoisonnées. Cela signifie qu’un chat, un chien, un rapace ou un renard qui consomme une souris empoisonnée au brodifacoum peut à son tour s’empoisonner — c’est ce qu’on appelle l’empoisonnement secondaire. Ce risque est particulièrement élevé pour les chats domestiques qui chassent les souris, les chouettes effraies, les hiboux, les rapaces diurnes, les renards et les hérissons. C’est pourquoi le brodifacoum doit toujours être utilisé en station verrouillée, et les cadavres de souris doivent être ramassés et éliminés quotidiennement.
Avantages : le plus puissant des anticoagulants grand public, très efficace contre les souches résistantes, idéal pour les infestations importantes en caves et garages. Limites : risque d’empoisonnement secondaire élevé (chaîne alimentaire), bioaccumulation dans l’environnement, à réserver aux situations qui le justifient vraiment.
👨🔧 Avis terrain du technicien
« Pour les particuliers, on recommande généralement de commencer par la bromadiolone en céréales — c’est le bon compromis efficacité/sécurité pour une infestation modérée dans un grenier. Le difénacoum en pâte est intéressant en cuisine ou salle de bain. Le brodifacoum, on le réserve aux caves et garages où le risque pour les animaux domestiques est minimal. Quelle que soit la substance, la règle est la même : jamais en vrac, toujours en station verrouillée, jamais en préventif.«
Un poison à souris, ou appelé spécifiquement souricide quand il s’agit de souris (souris + « cide » qui signifie tuer) peut être utilisé pour exterminer.
Parmi toutes les méthodes qui existent, laquelle est la plus efficace ? L’usage de poison est-il obligatoire ? Voyons les procédés sans utilisation de poison, puis ceux avec souricide.
Les 4 formes du souricide : céréales, blocs, pâtes et gel
Un souricide se présente sous plusieurs formes physiques selon l’environnement d’utilisation. Le choix de la forme compte autant que celui de la substance active : une formulation adaptée au lieu augmente significativement l’appétence et donc l’efficacité. Voici les 4 formes principales vendues au grand public.
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Grenier et charpente
- Utilisation dans les lieux secs
- Grains de blé entiers ou concassés en sachet
- Excellente appétence pour la souris
- Grains de blé concassés ou entiers dans des sachets
- Type de lieux : secs (greniers, combles, entrepôts…)
- Composition : Bromadiolone 0,0025%
(N°CAS 28772-56-7)
Garage et cave
- Utilisation longue durée dans les lieux très humides
- Excellente appétence
- Très faible éparpillement (miettes)
- Ces pièges se présentent sous forme grasse et huileuse dans des petits sachets
- Types de lieux : secs ou humides (cuisine, salle de bain…)
- Composition : Difénacoum 0,0025 % m/m
(CAS N°56073-07-5)
Habitation et cuisine
- Utilisation dans des lieux secs et humides
- Formulation huileuse, très appétente
- Une seule ingestion nécessaire
- Ces blocs sont fabriqués pour être résistants à l’humidité
- Types de lieux : très humides (caves, garages, bâtiments d’élevage ou extérieurs…)
- Longévité de l’appât : longue durée
- Autre avantage : très faible dispersion
- Composition : Brodifacoum 0,0012% m/m
(N° CAS 56073-10-0)
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Les dangers du souricide : enfants, animaux et faune sauvage
Un souricide est un poison toxique qui peut tuer n’importe quel mammifère qui l’ingère — pas seulement la souris. La gravité tient à ce que la souris peut manger plusieurs doses létales sur plusieurs jours avant de mourir, accumulant ainsi dans son corps bien plus que la dose nécessaire à la tuer. Cela rend les cadavres de souris particulièrement dangereux pour les animaux qui les consomment.
Que faire si un enfant a ingéré du souricide
Que faire si un chien ou un chat a mangé du souricide
Les chiens et les chats sont particulièrement vulnérables aux anticoagulants. Deux voies d’empoisonnement : l’ingestion directe du produit, ou l’ingestion secondaire d’une souris empoisonnée (voir section suivante). Les premiers symptômes peuvent n’apparaître que 3 à 5 jours après l’ingestion — ne vous fiez pas à l’absence de signes immédiats pour évaluer la gravité.
💡 L’antidote existe — et il est efficace si administré à temps
Contrairement à beaucoup de poisons, les anticoagulants ont un antidote spécifique : la vitamine K1 (phytoménadione). Administrée rapidement par un médecin ou un vétérinaire, elle restaure progressivement la capacité de coagulation. Plus l’administration est rapide après l’ingestion, meilleur est le pronostic. C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais attendre les symptômes pour appeler les secours — un chien ou un enfant traité dans les premières heures a presque toujours un bon pronostic, alors qu’un traitement tardif après apparition des hémorragies est beaucoup plus délicat.
L’empoisonnement secondaire : rapaces, hérissons, renards, chats
C’est l’effet collatéral le plus grave des souricides sur l’environnement. Une souris qui a ingéré du poison sur plusieurs jours accumule dans ses tissus bien plus que la dose létale dont elle avait besoin pour mourir. Tout animal qui consomme cette souris récupère donc une dose concentrée de toxique. Les prédateurs naturels des souris — qui nous rendent pourtant service en régulant les populations — se retrouvent empoisonnés à leur tour.
🛡️ Comment limiter l’empoisonnement secondaire
3 actions concrètes : (1) Utiliser systématiquement une station d’appâtage verrouillée — le poison n’est pas accessible aux prédateurs autres que les rongeurs. (2) Inspecter et ramasser les cadavres de souris quotidiennement durant tout le traitement, pour les jeter en poubelle extérieure fermée. (3) Préférer la bromadiolone au brodifacoum quand c’est possible — la persistance tissulaire est moins longue, donc le risque secondaire est réduit. Pour les situations sensibles (ferme, jardin avec rapaces nicheurs), envisagez les alternatives non toxiques ou un dératiseur professionnel qui maîtrise ces risques.
La station d’appâtage sécurisée : obligation non négociable
Un souricide doit obligatoirement être utilisé dans une station d’appâtage sécurisée. Poser du poison en vrac — blocs ou céréales directement au sol, dans un coin de placard — est une erreur grave et potentiellement interdite. Une station est un boîtier en plastique épais, opaque, verrouillé par une clé ou un loquet, avec des entrées uniquement dimensionnées pour les rongeurs.
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Très petite infestation
- Pour 1 à 2 rats
- Dans une zone ciblée
Petite à moyenne infestation
- Quelques rats
- Pour cibler 2 moyennes à 4 petites zones
Grosse infestation
- Colonie de rats
- Jardin, très grande maison…
En cas de forte infestation, nous vous recommanderons toujours de recourir à un dératiseur professionnel pour un traitement 100% efficace.
Comment utiliser un souricide correctement : dosage et placement
Respecter le dosage et le placement est aussi important que de choisir la bonne substance. Un souricide mal dosé ou mal placé peut rester plusieurs semaines sans résultat — les souris passent à côté, ne le consomment pas, ou ne récupèrent pas une dose létale. Voici le protocole que suivent les techniciens professionnels.
🚫 Les erreurs graves à ne jamais commettre
• Ne jamais déconditionner le souricide dans un autre contenant — il doit rester dans son emballage d’origine avec étiquette (identification en cas d’urgence). • Ne jamais mélanger différentes substances entre elles (inefficace et dangereux). • Ne jamais utiliser de produits « maison » contenant des médicaments humains (paracétamol, somnifère, anti-inflammatoire) — c’est dangereux pour tout votre environnement et l’efficacité n’est pas démontrée. • Ne jamais laisser les stations en place après traitement — l’usage préventif des souricides est interdit par la législation française et européenne.
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Pourquoi la souris ne mange pas le poison ? Les 5 raisons
Vous avez posé des stations d’appâtage avec le meilleur souricide, et au bout de 10 jours l’appât est presque intact, les souris continuent leur activité nocturne. Cette situation est fréquente et elle a plusieurs causes identifiables. Voici les 5 raisons terrain pour lesquelles une souris refuse le souricide, et comment y remédier.
La néophobie — les souris évitent toute nouveauté pendant 3 à 7 jours
Les souris sont génétiquement programmées pour se méfier de tout objet nouveau dans leur environnement. Une station d’appâtage fraîchement installée n’est pas explorée avant 3 à 7 jours. Si vous concluez à un échec au bout de 48h, c’est trop tôt. Laissez les stations en place au minimum 7 à 10 jours avant de juger.
Le phénomène des « goûteurs » dans une colonie organisée
Dans une colonie bien installée, certains individus « testent » les nouvelles sources de nourriture avant que le reste du groupe ne s’y risque. Si un goûteur présente des symptômes après consommation (même subtils), les autres individus évitent l’appât. Les souris communiquent le danger par phéromones et par observation. Les colonies les plus « organisées » sont aussi les plus résistantes aux souricides.
La résistance génétique aux anticoagulants
Certaines populations de souris ont développé une résistance génétique (mutation du gène VKORC1) aux anticoagulants de 1ère et 2e génération. Cette résistance est documentée en France, notamment avec la bromadiolone et le difénacoum. Consultez la carte RRAC France pour savoir si votre région est concernée. Solution : changer de substance active (passer au brodifacoum) ou appeler un professionnel.
Le sous-dosage des produits grand public
Les souricides vendus au grand public sont limités à 0,003% de substance active depuis 2016. Cette concentration volontairement réduite pour des raisons de sécurité peut être insuffisante pour une colonie bien installée et bien nourrie. La souris consomme l’appât sans atteindre la dose létale cumulée. Les produits professionnels ont des formulations et des concentrations différentes — c’est l’une des raisons principales pour lesquelles une intervention pro réussit là où le particulier échoue.
Une source de nourriture alternative plus attractive dans le logement
Si la souris a accès à des aliments plus appétents que l’appât empoisonné — sac de croquettes ouvert, placard mal fermé, miettes sous les meubles, compost intérieur — elle n’a pas besoin de s’intéresser au souricide. Faites systématiquement le tour du logement avant de placer les stations : tous les aliments dans des contenants hermétiques en métal ou verre, aucune miette accessible. Voir notre guide sur la prévention anti-souris.
Les alternatives au souricide : pièges et méthodes non toxiques
Si vous avez des jeunes enfants à la maison, des animaux domestiques, ou tout simplement si vous préférez éviter les produits chimiques, les alternatives au souricide existent et peuvent être très efficaces sur les petites infestations. Elles demandent plus de patience et d’implication, mais présentent zéro risque YMYL.
| Alternative | Efficacité individu | Efficacité colonie | Sécurité | Coût |
|---|---|---|---|---|
| ⚡ Tapette à ressort | ★★★★★ | ★★★☆☆ | ⚠️ Doigts/pattes | 1-5€ |
| 🔋 Piège électronique | ★★★★★ | ★★★☆☆ | ✅ Boîtier fermé | 30-60€ |
| 🏠 Cage capture vivante | ★★★★☆ | ★★☆☆☆ | ✅ Totale | 15-45€ |
| 🪣 Piège seau artisanal | ★★★★☆ | ★★★★☆ | ✅ Sans eau | 0€ |
| 🌿 Répulsifs naturels | ★★☆☆☆ | ★☆☆☆☆ | ✅ Naturel | 2-10€ |
| 🔨 Colmatage des accès | ★★★★★ | ★★★★★ | ✅ Totale | 10-50€ |
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Dans la grande majorité des cas, la combinaison tapettes + colmatage résout les infestations légères (1 à 5 souris) sans aucun produit chimique. Le recours au souricide n’est vraiment nécessaire que pour les colonies importantes, les zones inaccessibles aux pièges, ou les situations où les pièges ont déjà échoué. Consultez notre guide complet sur les pièges à souris pour le détail de chaque méthode.
Cadre réglementaire français : ce que la loi autorise et interdit
Les souricides sont strictement encadrés par la réglementation française et européenne en tant que produits biocides (règlement UE 528/2012). Connaître ces règles permet d’utiliser ces produits en toute légalité et de comprendre pourquoi les professionnels ont accès à des produits plus puissants.
📜 Règle 1 — Seuil 0,003% : produits grand public vs produits professionnels
Depuis la révision de 2016 du règlement biocides, les produits contenant 0,003% ou plus de substance active ne peuvent plus être vendus au grand public. Seuls les professionnels formés et titulaires du Certibiocide peuvent les utiliser. Les produits en GSB ou jardinerie sont donc tous sous ce seuil — ce qui explique leurs limites d’efficacité sur les infestations sérieuses.
🚫 Règle 2 — Interdiction formelle de l’usage préventif
Les souricides ne peuvent être utilisés qu’en curatif — pour traiter une infestation active et constatée. L’usage préventif (laisser des stations en place « au cas où ») est interdit par la législation. Une fois la colonie éliminée, il faut retirer les stations. Pour la prévention, utilisez du colmatage, de l’hygiène stricte et éventuellement des leurres non toxiques.
📜 Règle 3 — Obligation d’emballage d’origine et d’étiquetage
Le produit doit être conservé dans son emballage d’origine avec son étiquette lisible jusqu’à utilisation complète. C’est essentiel pour identifier la substance active en cas d’ingestion accidentelle. Ne jamais déconditionner dans une autre boîte.
📋 Règle 4 — Obligations pour les professionnels des métiers de bouche
Restaurants, boulangeries, commerces alimentaires, cantines : vous êtes tenus par la norme HACCP de disposer d’un contrat de dératisation annuel avec un professionnel Certibiocide. L’usage grand public des souricides n’est pas conforme aux exigences sanitaires. Un technicien tient à jour un plan de dératisation et des rapports d’intervention vérifiables lors des contrôles.
Faire appel à un dératiseur professionnel : produits plus puissants et sécurité garantie
Un dératiseur professionnel a accès à des produits rodenticides réservés aux professionnels titulaires du Certibiocide — notamment le flocoumafen, la diféthialone, et des formulations de brodifacoum à concentrations supérieures à 0,003%. Ces produits sont plus puissants, mieux formulés pour contourner la néophobie, et efficaces contre les souches résistantes.
Au-delà des produits eux-mêmes, l’expertise d’un technicien apporte des éléments qu’un particulier ne peut pas reproduire : localisation des accès et nids par caméra endoscopique, connaissance des comportements selon l’espèce et l’environnement, plan de dératisation documenté avec rapports, garantie de résultat, et surtout protocoles de sécurité pour protéger vos enfants, animaux et la faune sauvage.
| Situation | Soi-même | Dératiseur |
|---|---|---|
| 1-3 souris, logement sans enfants ni animaux | ✅ Possible | Non requis |
| Famille avec jeunes enfants | ⚠️ Déconseillé | Oui — sécurité |
| Foyer avec chat, chien ou animaux domestiques | ⚠️ À risque | Recommandé |
| Colonie importante (5+ souris) | ❌ Dépassé | Oui |
| Récidive malgré plusieurs traitements | ❌ Souches résistantes | Oui — produits pro |
| Restaurant, commerce alimentaire, ERP | ❌ Non conforme | Obligatoire HACCP |
| Zone avec rapaces nicheurs, faune protégée | ❌ Risque écologique | Oui — protocole ciblé |
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Solution Nuisible intervient partout en France avec des techniciens dératiseurs Certibiocide. Nos interventions comprennent un diagnostic complet (localisation des accès, estimation de la colonie), le traitement ciblé avec produits professionnels, le colmatage des points d’entrée et le suivi. Coût indicatif : 100 à 300€ selon la superficie et le niveau d’infestation, sans engagement. Devis téléphonique gratuit et immédiat au 06 22 35 16 29.
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? Questions – Réponses (FAQ)
Comment se débarrasser des rongeurs naturellement ?
Plusieurs plantes vous permettent de vous débarrasser des rongeurs de façon naturelle. La menthe, le laurier et la sauge peuvent être utilisées dans leur forme naturelle (les feuilles) ou sous forme d’huile essentielle.
Quelle nourriture pour attraper une souris ?
Pour attraper une souris, vous pouvez utiliser des aliments comme le beurre de cacahuète, le fromage, les graines de tournesol, le jambon, le chocolat. Ces aliments sont souvent efficaces comme appâts dans les pièges à souris.
En combien de temps meurt une souris empoisonnée ?
Cela dépend de la substance active utilisée. En pratique, la bromadiolone agit généralement en 5 à 7 jours, le difénacoum en 4 à 7 jours, et le brodifacoum en 3 à 10 jours. Les anticoagulants de deuxième génération agissent souvent après une seule ingestion d’une dose létale.
Les répulsifs remplacent-ils les poisons pour se débarrasser des souris ?
Non, les répulsifs n’ont pas le même rôle que les poisons. Ils servent surtout à empêcher les souris d’entrer ou de rester dans une zone, tandis que les poisons (appâts rodenticides) visent à les tuer lorsqu’elles sont déjà installées. Un répulsif anti souris ne suffit donc pas en cas d’infestation active.
Mon chien ou mon chat a mangé du souricide, que faire ?
Contactez immédiatement un vétérinaire ou un vétérinaire de garde, même si l’animal ne présente aucun symptôme. Conservez l’emballage du produit pour identification. Ne faites pas vomir vous-même. L’antidote des anticoagulants est la vitamine K1 (phytoménadione), administrée sur prescription vétérinaire.
Un enfant a ingéré du poison à souris, que faire ?
Appelez immédiatement le SAMU (15) ou le Centre antipoison. Ne faites pas vomir. Conservez l’emballage pour identifier la substance active, et notez la quantité estimée ainsi que l’heure de l’ingestion. Une prise en charge rapide améliore nettement le pronostic.
Peut-on utiliser du poison à souris quand on a des animaux domestiques ?
Oui, mais uniquement dans une station d’appâtage sécurisée et verrouillée. Attention toutefois à l’empoisonnement secondaire : un chat ou un chien peut s’intoxiquer en consommant une souris empoisonnée. Il faut donc ramasser les cadavres chaque jour pendant toute la durée du traitement.
Pourquoi la souris ne mange pas mon poison ?
Les causes les plus fréquentes sont la néophobie (la souris évite les nouveautés pendant plusieurs jours), une source de nourriture plus attractive dans le logement, une résistance à certains anticoagulants, ou un mauvais emplacement des stations. Il faut souvent laisser les stations en place 7 à 10 jours avant de conclure à un échec.
Où placer le souricide dans la maison ?
Toujours en station d’appâtage sécurisée, contre les murs et jamais au milieu d’une pièce. Les zones les plus stratégiques sont derrière le frigo, sous l’évier, le long des plinthes, dans les caves, les garages et les greniers. Il ne faut jamais placer l’appât à proximité des aliments.
Combien de temps peut-on laisser le souricide en place ?
Le souricide doit être utilisé uniquement pendant une infestation active, en général pendant 2 à 4 semaines. Une fois que la consommation s’arrête et que la colonie semble éliminée, les stations doivent être retirées. L’usage préventif permanent est interdit.
Les souris sont-elles résistantes au poison ?
Oui, certaines populations de souris ont développé des résistances génétiques à certains anticoagulants. C’est notamment le cas de certaines souches exposées depuis longtemps à la bromadiolone ou au difénacoum. Dans ce cas, un changement de substance active ou l’intervention d’un professionnel peut être nécessaire.
Le poison à souris fonctionne-t-il aussi sur les rats ?
Oui, plusieurs substances actives utilisées contre les souris agissent aussi sur les rats. En revanche, les dosages, les quantités d’appât et l’espacement des stations ne sont pas les mêmes. Pour un traitement adapté, mieux vaut utiliser des produits spécifiquement conçus pour les rats.
Que faire des cadavres de souris empoisonnées ?
Portez des gants jetables, ramassez le cadavre, placez-le dans un sac plastique fermé puis jetez-le dans une poubelle extérieure avec couvercle. Lavez-vous soigneusement les mains ensuite. Il ne faut jamais laisser les cadavres accessibles aux animaux domestiques ou à la faune sauvage.




















Moi j’en ai encore une , elle viens la nuit grignotte les sachets de pâtes j’ai mis différents pièges a glues différents sachets graines et pâtes rose elle se nourrit mais meurt pas .
Bonjour Belis,
Merci pour votre commentaire et pour avoir partagé votre situation. Si malgré vos efforts, la souris continue de se nourrir des appâts sans être éliminée, cela peut indiquer deux choses : soit elle est devenue méfiante envers les produits, soit elle présente une résistance aux raticides classiques vendus au grand public. Ces produits, bien qu’accessibles, manquent souvent de puissance pour traiter des infestations persistantes.
En persistant avec ces méthodes, vous risquez de continuer à dépenser inutilement, sans résoudre durablement le problème. Une solution professionnelle, en revanche, vous garantit des résultats rapides et définitifs. Chez Solution Nuisible, nous utilisons des traitements certifiés, puissants et exclusivement réservés aux professionnels. Nos techniciens expérimentés identifient avec précision les comportements des nuisibles pour intervenir efficacement et en toute sécurité.
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Depuis trois mois, j’ai 2 souris dans mon appartement (je suis en rez de jardin, c’est soit mon chat qui les a ramenées, soit elles sont montées par le balcon).
J’ai tout essayé, méthode douce, tapettes, appâts empoisonnés maisons (cad. chocolat mélangé au bicarbonate, au paracétamol, au somnifère) et enfin sachets empoisonnés dans la station d’appatage et en libre.
Elles n’en ont mangé que sur ceux qui étaient déposés par terre.
Et enfin, depuis hier, une « douce » odeur de souris morte.
Je n’en ai retrouvé qu’une, j’espère que je vais vite attraper la seconde.
L’erreur que j’ai faite, c’est qu’au départ, voyant que je n’arrivais pas à les piéger, pour limiter leurs dégâts, je les ai nourris (chocolat, fromage, graines pour souris domestiques, eau propre quotidienne). Du coup, elles ont fait des réserves et quand j’ai mis le poison, elles ont mis du temps à le consommer.
Ne faites pas cette erreur, car au début, c’est petit, ça fait de petits dégâts, mais ça grandit vite et les dégâts s’agrandissent (ça m’a couté un jean et une parka).
Merci d’avoir partagé votre expérience sur notre blog. Il semble que vous avez déjà essayé plusieurs méthodes pour vous débarrasser des souris dans votre appartement, avec des résultats mitigés. Nous comprenons à quel point cela peut être frustrant. L’approche DIY (Do It Yourself) peut parfois être inefficace et même aggraver le problème, comme vous l’avez mentionné.
Si vous êtes toujours aux prises avec cette situation, nous vous recommandons de faire appel à des professionnels pour éradiquer définitivement le problème. Les techniciens utilisent des méthodes éprouvées pour éliminer non seulement les nuisibles présents mais aussi pour prévenir les futures infestations.
N’hésitez pas à nous contacter pour un devis gratuit. Nous sommes là pour vous aider à retrouver la tranquillité dans votre logement.
Bonne journée, Solution Nuisible